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Le paludisme est une épidémie très répandue en Afrique. Près de 80% des diagnostiqués vivent en Afrique. Le paludisme constitue l’une des sources du taux de mortalité élevé sur le continent.

Pour éradiquer le mal, la Chine vole au secours du continent africain. Ce 18 septembre 2018 à Lomé, est organisé le deuxième symposium Chine-Afrique sur le contrôle du paludisme vers son élimination. Les spécialistes des deux côtés partageront leurs expériences et mettront sur pied un système de partage d'expériences afin de mettre hors nuisance le paludisme.

Pour aider l'Afrique à lutter contre la maladie, la Chine a  élaboré un projet par l'intermédiaire de l'Université de Médecine Chinoise de Guangzhou (UMCG). Il s'agit du projet : "Contrôle et Elimination Rapide du Paludisme (FEMSE) à partir des traitements de masse à base de la combinaison thérapeutique d'Artemisine (CTA).  La FEMSE a  réussi  avec  à la phase pilote lancée au Cambodge et ainsi il est introduit en Afrique pour la première fois par les Iles Comores, îles reconnues comme zone fortement palustre. En une courte durée, les Iles Comores sont passées des régions fortement endémiques à faible endémie. Ce qui témoigne l'efficacité du projet.

Au Togo, la phase pilote dudit projet a été déjà expérimentée dans le district de l'Est-Mono. " La Chine nous a appuyé par rapport aux médicaments et aussi par rapport au financement. Le projet est entièrement financé par la Chine”, a déclaré le Coordonnateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme, Dr Atcha-Oubou Tinah.

Le traitement de masse consiste à administrer les médicaments antipaludiques aux populations. Il s'agit d'une combinaison thérapeutique à base de molécules d'artemisine et de piperaquine. L'objectif est de nettoyer le parasite dans le sang de la personne. " Le traitement permet de nettoyer le plasmodium dans le sang des individus. Et si le plasmodium est nettoyé, l'anophèle peut prendre le sang sans prendre le plasmodium. "  a  expliqué  Dr Atcha-Oubou.

 

Depuis sa coopération avec l'Afrique, la Chine a mis dans son agenda, l'objectif d'assurer le bien-être des populations africaines. En ce qui concerne le Togo, la Chine est déjà active à travers des programmes de santé publique. “Chaque années, nous avons fourni de médicaments antipaludiques. Nous formons chaque année  30 médecins dans différents domaines. La coopération dans le domaine de la santé publique est très importante pour que la coopération entre la Chine et le Togo puisse enregistrer des résultats concrets et tangibles.",  a soutenu  l'ambassadeur de Chine au Togo, Monsieur Chao Wedong.

 

En matière de lutte contre le paludisme, le Togo a connu des avancées selon le rapport mondial 2016 de l'OMS. Selon ledit rapport, entre 2005 et 2015, le pays a réduit la morbidité des cas de paludisme de l'ordre de 40%, le même taux enregistré pour la mortalité entre 2000 et 2015. Aujourd'hui l'objectif visé est de passer  à l'élimination de trois maladies à savoir le SIDA, la tuberculose et le paludisme.

Désiré Agbemegno, stagiaire

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