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La Directrice régionale d’ONU Femmes est venue auréoler Faure Gnassingbé

La  directrice régionale d’ONU Femmes,  Oulimata Sarr a remis ce vendredi 15 octobre 2021 à Faure Gnassingbé,  la distinction ‘Heforshe’. ...

15-10-2021 Politique

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Le 21 septembre  2021, l’Association des  usagers   du service public togolais (AUSEP)  a rendu publique une déclaration au sein de laquelle  elle condamnait  la « façon insidieuse qu’utilise le gouvernement pour obliger les citoyens à se faire vacciner contre la Covid-19».  Soixante-douze heures après cette sortie  de l’AUSEP, c’est la Conférence des Evêques du Togo (CET) qui entre dans la danse. En session extraordinaire le vendredi 24 septembre à Lomé, les Evêques  ont vivement critiqué et rejeté les dernières mesures prises par le gouvernement le 09 septembre dernier concernant la lutte contre la propagation de la Covid-19.

Ils pointent du doigt les violations des doits des citoyens. D’entrée, ces hommes de Dieu  ont  dénoncé dans leur communiqué,  la fermeture unilatérale des lieux de culte et le refus de prendre en compte la contribution des autorités religieuses dans la lutte contre la pandémie. Ils fustigent également la pression et l’obligation faite aux populations pour se faire vacciner alors que selon eux « les vaccins sont jusque-là en expérimentation». Les dignitaires de l’église catholique invitent le gouvernement à abandonner sa stratégie de pression et à privilégier plutôt la sensibilisation et les explications.

La session extraordinaire de la CET a été convoquée pour donner des éléments d’appréciation « Face aux multiples questionnements et controverses que suscite la lutte contre ce fléau ». Pour les évêques il est question de « permettre à chacun de prendre ses responsabilités, de façon éclairée ».

« La Covid19 est un problème de santé public délicat et complexe, non seulement à cause du virus et de sa dangerosité mais aussi de la méfiance d’une bonne partie de la population qui soupçonne des non-dits, des agendas cachés, des intérêts financiers obscurs et des lobbyings des puissants auxquels il faut ajouter le règne de la pensée unique et la toute-puissance des gouvernants en ce domaine », ont-ils fait remarquer d’entrée.

Un an et demi après la découverte du premier cas confirmé au Togo, il y a actuellement 219 décès au Togo, loin de l’hécatombe promise au début de la crise, se félicitent les prélats.

Partant, les Evêques notent que si l’effort déployé par le gouvernement togolais pour lutter contre la Covid-19 avait été manifesté vis-à-vis des autres pathologies, on aurait évité tant de situations déplorées actuellement dans le pays.

Même engagement pour les autres pathologies

Ils rappellent au gouvernement le manque et/ou l’insuffisance de structures de santé adéquates, d’équipements appropriés, de personnels, de soins de qualité, de moyens pour consulter et payer les soins, etc.

« Tout cela constitue aussi des urgences et de priorités sanitaires dans notre pays. La mort d’un concitoyen, faute de soins, que ce soit des suites de la Covid19 ou d’autres pathologies est toujours une grande perte », ont-ils déclaré.

Selon la CET, il est important que la lutte contre la pandémie n’entraîne pas un faible engagement dans l’amélioration du système sanitaire togolais et dans la prise en charge efficace des autres maladies.

De ce fait, les évêques estiment que la stratégie de lutte contre la crise sanitaire doit être « respectueuse de la dignité, de la liberté et des droits fondamentaux de la personne humaine ».

« Elle doit être essentiellement basée sur la sensibilisation, la juste information, l’éducation au respect des mesures préventives, le renforcement de l’immunité collective naturelle, l’administration des soins curatives, la vaccination librement consentie et en toute connaissance de causes, la recherche scientifique, etc. », appuient les prélats.

 Les évêques contre la fermeture des lieux de culte

De même, les dignitaires de l’église catholique indiquent que la lutte nécessite de lever également « les yeux vers le Seigneur » pour implorer son secours selon ce qui est écrit dans Psaumes 122 :2… Pour eux, « ce n’est pas par sa seule intelligence que l’homme viendra à bout de cette pandémie ».

 « La part de Dieu dans ce combat est inestimable et irremplaçable. Car il est bien connu selon l’adage populaire que le médecin soigne, mais c’est Dieu qui guérit ».

Dès lors, la Conférence des évêques fustige la fermeture systématique des lieux de culte utilisée comme un des moyens de lutte contre la pandémie. Pour cette organisation, cette approche est exclusivement biomédicale et ignore la portée psychologique, anthropologique, sociale et spirituelle de la pandémie.

 « Les lieux de culte, notamment ceux de l’église catholique, sont des endroits où les mesures de prévention sont majoritairement respectées par rapport à d’autres lieux qui pourtant ne sont pas frappés par les mêmes mesures. Les assemblées de prière sont également des lieux propices à la sensibilisation et à l’éducation des fidèles sur la conduite à tenir », déclarent les évêques déplorant que la contribution des autorités religieuses dans la lutte contre la pandémie n’ait pas été prise en compte dans la décision de fermeture des lieux de culte.

Les Evêques disent être dans l’incompréhension que les lieux qui respectent les mesures soient fermés. Ce, alors que d’autres endroits ne respectant pas les mesures soient laissés ouverts.

 Graves violations des droits élémentaires

Revenant particulièrement sur la question de la vaccination, la Conférence des évêques note qu’on ne peut pas balayer du revers de la main toutes les informations sur la fiabilité, l’efficacité, la dangerosité, les effets secondaires et les problèmes de la conservation de ces vaccins pour la plupart en phase d’expérimentation.  Des problèmes qui alimentent les interrogations, la méfiance, la peur et la réticence compréhensibles des populations à se faire vacciner.

« Dans un tel contexte, est-il vraiment important de faire usage de la pression et des sanctions pour obliger les populations à se faire vacciner ? Ne faudrait-il pas plutôt développer des stratégies qui expliquent et donc de convaincre par argumentation pour une décision personnelle, libre et responsable?», questionnent  les hommes de Dieu.

En conséquence, avance la CET, les mesures coercitives des autorités telles que l’interdiction d’accès aux bâtiments publics et administratifs sans la carte vaccinale, l’exigence d’une preuve de vaccination pour le dépôt de l’établissement d’une carte nationale d’identité et la légalisation des pièces, etc. sont de graves violations des droits élémentaires des citoyens.

Notons que le communiqué des Evêques a été signé par l’ensemble des prélats en exercice comme  émérites.  

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