Au Togo, ceux qui ont une fois porté très haut le drapeau togolais sur le plan africain et mondial sont souvent laissés pour compte. Dans le monde de football, le constat est amer. Tout porte à croire que les anciens joueurs ou athlètes sont oubliés. Et pourtant, ils ont défendu une fois le drapeau togolais à l’extérieur. Ils sont nombreux ces oubliés qui croupissent dans la misère. Or, à l’époque de leur gloire, ils n’ont pas privilégié l’argent. Seulement la fierté de défendre le drapeau togolais était leur souhait. Il est ingrat qu’ils deviennent des clochards ou des vulnérables au moment où le gouvernement investit dans les autres domaines. . Or, le sport est devenu une industrie aujourd’hui. Si le pouvoir fait un peu d’effort pour payer les footballeurs, pourquoi ne le fait-il pas autant pour les sportifs des autres disciplines? Se demandent certains observateurs. Surtout, la question des conditions de vie des anciens footballeurs revient dans les débats. Des gens pensent que ces derniers sont remerciés en monnaie de singe malgré ce qu’ils ont fait pour le Togo. D’après, nos investigations, la plupart de ces anciennes gloires vivotent. Certains quémandent. D’autres exercent après leur carrière, les métiers précaires   comme portefaix ou racoleurs dans les stations de taxis.

En somme, ces malheureux vivent dans les conditions inconfortables bien qu’ils aient rendu un vibrant service à ce pays. Quelle ingratitude ? Comment voulez-vous que notre sport évolue si on ne reconnaît pas les prouesses de ces anciennes gloires? Une malédiction pour le pays, dirait un sage qui rappelle que c’est sur l’ancienne corde qu’on tisse la nouvelle. Si les anciennes gloires grincent les dents alors que leurs successeurs vivent mieux qu’eux, ne pensez-vous pas qu’ils peuvent lancer de mauvais sort sur le sport togolais? Cette situation est pareille dans les autres disciplines du sport. Les cas de Mensah KPALONGO, d’Azizan BOSSOU tous deux boxeurs internationaux et d’autres sportifs en disent long. Ils souffrent dans leurs âmes, parce qu’ils sont laissés pour compte. Ils ne méritent pas ce sort que les autorités togolaises leur réserve dès qu’ils ne sont plus actifs dans leur discipline sportif. Allouer un peu de fonds, quand même à ces anciennes gloires qui ont porté très haut le drapeau togolais au-delà de nos frontières. Pourquoi pas voter un statut particulier pour ces anciennes gloires afin qu’elles jouissent aussi d’une retraite dorée comme les autres fonctionnaires d’Etat admis à la retraite. Ce n’est qu’une question de justice. Le Chef de l’Etat est donc interpellé.

Angelo G.