Charlatanisme, animosité, délinquance. Tout était visible ce dimanche 21 mai au stade Docteur Kaolo de Tsévié. Certains supporters d’Entente II ont vécu l’enfer.

Certains supporters comme ceux de Tsévié n’ont visiblement rien compris du football, un sport fédérateur. Ce dimanche au stade docteur Kaolo, l’enjeu était de taille puisque le vainqueur accéderait directement à la première division. Fidèle à leur tradition ancestrale, les populations de Tsévié n’ont pas hésité à se déplacer au stade avec les charlatans et les gris-gris pour intimider les joueurs et les supporters venus de Lomé pour leur arracher la qualification à l’élite. Les agressions sur les supporters de l’entente II à leur arrivée étaient verbales et physiques. « Vous ne retournerez pas vivants à Lomé si jamais votre Entente II remportait la partie » déclarait un supporter d’Espoir de Tsévié. Certains n’ont pas hésité à provoquer les supporters d’Entente II et en venir aux mains avec eux. Un jeune qui filmait une scène d’agression sur l’un des siens avec son téléphone androïde, s’est vu retirer son téléphone et cassé par les fans d’Espoir. Même la gendarmerie déployée pour assumer la sécurité était dépassée puisqu’un voyou agresseur qui a été arrêté, fut relâché suite aux pressions d’un petit groupe de bandits présents au stade (voir photo). Tout ceci se passait sous les yeux du secrétaire général de la FTF, Pierre Lamadokou. Le combe est intervenu au coup de sifflet final où les supporters surexcités d’Espoir de Tsévié, malgré le cordon sécuritaire de la gendarmerie ont pu s’infiltrer et défoncer les barrières menant sur la pelouse. La fédération doit sévèrement sanctionner les fauteurs de trouble pour que règne la paix dans les stades.

Eyram   Akakpo