Le Sommet de la Francophonie s’est  achevé  à la mi-journée de ce vendredi  12 Octobre 2018 à Erevan (Arménie). Sans surprise, les participants  ont porté leur choix  sur la Rwandaise Louise Mushikiwabo,  l’actuelle ministre des Affaires étrangères du Rwanda  qui  la Secrétaire  générale de l’OIF.

La nomination  de Mme Mushikiwabo consacre le retour du continent à la tête de l'Organisation, qui avait toujours été dirigée par des Africains depuis sa création en 1970, et entérine son rôle incontournable de locomotive de la Francophonie.

Avec sa démographie dynamique, l'Afrique représentera 85% des francophones en 2050, sur un total de 700 millions, contre 274 millions aujourd'hui, selon l'OIF.

L’arrivée à la tête de l’OIF de Louise Mushikiwabo a cependant de quoi surprendre.

Certes, elle est Africaine, mais elle appartient à un pays Anglophone. Une situation paradoxale.

D’ailleurs, c'est en anglais que le président rwandais Paul Kagame avait annoncé la candidature de sa ministre des Affaires étrangères.

Depuis quelques années, la Francophonie est de moins en moins francophone avec l’arrivée de pays membres ou d’observateurs qui ne pratiquent pas le Français.

Mais l’important finalement est d’avoir à la tête de l’OIF une personnalité charismatique, expérimentée capable de redonner à la Francophonie sa véritable vocation.

Rappelons que le Togo  est représenté à ce 17e sommet de la Francophonie par le chef de la diplomatie, le Professeur  Robert Dussey.