Le bureau du système des  Nations Unies au Togo et celui du  Bénin s’inscrivent désormais dans une unicité d’actions. Les deux institutions ont tenu ce lundi 16 Septembre à Lomé une retraite conjointe pour un meilleur appui aux partenaires gouvernementaux face aux défis transfrontaliers. Les travaux ont été ouverts par le ministre togolais des affaires étrangères, de l'intégration africaine et des Togolais de l'extérieur, le Professeur Robert Dussey.

Première du genre, cette retraite se veut être imitative des Etats qui collaborent depuis pour relever les défis liés à l’extrémisme violent et d’autres défis.

« Les défis sont multiples. En sécurité par exemple, il y a l’extrémisme violent qui ne peut pas être relevé par un seul Etat. Il faut bien qu’il y a une collaboration des Etats. Et les Etats collaborent très bien déjà. Et s’ils le font, il n’y a pas de raisons que nous qui sommes les partenaires ne collaborions pas. Dans l’action, on est bien obligé de travailler ensemble », a martelé  Damien Mama, coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo.

Mama ajoute que la rencontre du jour est l’illustration du nouveau mode opératoire du Togo et du Bénin dans le cadre de la réforme du système de développement des Nations Unies.

Pour sa part, son homologue du Bénin, Siaka Coulibaly salue cette  initiative  et soutient que la retraite donne l’opportunité aux pays frontaliers de mutualiser les actions. ‘Cette retraite, une première du genre, est une occasion pour les directeurs régionaux qui couvrent les deux pays d'échanger sur les défis communs afin de mutualiser les actions des Nations Unies dans les deux pays' a affirmé  monsieur Coulibaly.

Dans son intervention, à l'ouverture des travaux, le ministre togolais des affaires étrangères, de l'intégration africaine et des Togolais de l'extérieur a salué l'initiative de la rencontre de Lomé. Robert Dussey  puisqu’il s’agit de lui,  a indiqué que la gestion des défis frontaliers reste une préoccupation importante pour le Togo et le Bénin. Aussi a-t-il rappelé qu’en raison des multiples menaces, la coopération transfrontalière mérite une réflexion poussée.

Soulignons que la réunion de Lomé a enregistré  la participation d’une quarantaine des directeurs régionaux qui couvrent le Togo et le Bénin. Elle offre une occasion aux deux équipes pays d’explorer les opportunités de collaboration inter-agences, examiner les défis communs, identifier les projets et actions conjointes à mener, et partager les bonnes pratiques pour renforcer la mise en œuvre de l’Agenda 2030 en lien avec les priorités nationales de développement dans les deux pays.