La secrétaire générale adjointe des Nations Unies, Amina Mohamed (photo), en marge de la sixième session du Forum régional africain pour le développement durable  (ARFSD 2020), qui s’est tenue à Harare au Zimbabwe du 24 au 27 février 2020,  a salué  les relations fructueuses entre l’Organisation des Nations Unies (ONU) et l’Union Africaine (UA). Deux institutions qui travaillent pour relever les défis qui affectent le continent noir, tels que la pauvreté, la faim, le chômage et les conflits.

Dans son discours d’ouverture lors de la session spéciale du mécanisme de coordination régionale pour l’Afrique (MCR-Afrique), un évènement parallèle de la sixième session de l’ARFSD 2020, Mme Amina Mohamed déclare avoir apprécié « profondément l’énorme travail qui a été accompli et la relation productive entre l’ONU et l’UA», avant d’ajouter que l’avancement de la mise en œuvre  intégrée de l’agenda 2063 et de l’agenda 2030 pour le développement durable  est au cœur  du travail du MCR-Afrique.

Selon elle,  l’Afrique  ne va pas au rythme qu’il faut pour réduire les inégalités et la pauvreté. « La région détient également la prévalence de la faim la plus élevée, ce taux passant de 18,3% en 2015 à 19,9% en 2018. Cela signifie que près de 40 millions d’Africains, en particulier les femmes et les enfants,  ont souffert de la faim pendant cette période », a-t-elle martelé. Cela a été exacerbé par les aléas climatiques sur le continent avec environ 22,8 millions de personnes souffrant d’insécurité alimentaire en Ethiopie, au Kenya, en Somalie, au Soudan du Sud, au Soudan et en Ouganda, indique la SGA.

A en croire Mme Amina Mohamed,  l’Afrique a fait des progrès  considérables dans les domaines de l’éducation, de la santé et d’autres résultats sociaux. Mais  le continent n’est pas sur la voie d’atteindre les ODD d’ici 2030 et les principaux objectifs de l’Agenda 2063.

« Nous devons soutenir les gouvernements et faire en sorte que leurs plans nationaux de développement et cadres de financement plus larges correspondent à l’ampleur des changements nécessaires pour réaliser les ODD d’ici 2030 », a-t- elle déclaré. Elle précise par ailleurs que la décennie d’action  est l’occasion de lancer une nouvelle vague d’efforts de mise en œuvre qui produiront des résultats escomptés pour les personnes et la planète.

Un avis que partage le Vice-président de la commission de l’Union Africaine, Thomas Quartey Kwesi. Pour lui, l’Agenda 2063 de l’UA et le Programme  de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU se rejoignent sur de nombreux points. « L’énergie que les jeunes africains dégagent doit être utilement canalisée par l’éducation, la science et la technologie, la santé et l’emploi, loin des conflits pour assurer le développement durable sur le continent », a laissé entendre Thomas Quartey Kwesi.

                                                                                                           

 Eyram  Akakpo