La Cour Constitutionnelle du Togo va procéder à la proclamation des résultats définitifs du scrutin présidentiel du 22 Février 2020.  Sans surprise, Faure Gnassingbé annoncé en tête de ce scrutin par la commission électorale nationale indépendante (CENI) avec 72, 58 % des suffrages exprimés, sera reconnu comme vainqueur définitif.

Tous les Togolais en sont conscients, connaissant la Cour constitutionnelle présidée par Aboudou ASSOUMA.

Mais alors quel crédit faut-il accorder à ce scrutin émaillé de monstrueuses irrégularités avec des bourrages systématiques des urnes, des votes multiples, les bulletins pré-votés, des taux de participation allant jusqu’à 200 %  dans plusieurs bureaux de vote, on dirait que ce sont des robots qui ont voté.

Au-delà de toutes ces irrégularités, la CENI a procédé contre toute attente et dans un temps record à la proclamation provisoire des résultats qui frisent le ridicule en attribuant de façon un score soviétique de 72,58% à Faure Gnassingbé qui brique un 4e mandat.

Au lendemain de cette publication, une forte délégation ministérielle s’est envolée pour Paris. Entre temps, cette délégation a fait une escale à Genève pour décaisser de l’argent des banques suisses pour aller soudoyer les autorités françaises dont Emmanuel Macron afin qu’elles donnent leur onction à la énième forfaiture en  cours au Togo. Après avoir encaissé les espèces sonnantes et trébuchantes ( l’on parle de 600 milliards de FCFA), les négociations ont été concluantes et  Faure Gnassingbé sera encore imposé aux Togolais.

Voilà comment les autorités françaises piétinent le peuple togolais qui croupit dans la misère, dans un manque d’infrastructures sanitaires et d’équipements adéquats, et où le chômage des jeunes atteint des proportions inquiétantes.

C’est dans ces conditions que la France officielle donne l’aval à la Cour constitutionnelle du Togo de proclamer Faure Gnassingbé, vainqueur du scrutin présidentiel du 22 février 2020. Ce sera chose faite cet après-midi  du 03 mars 2020.

En clair au Togo, pour être président de la république, il suffit d'aller acheter son mandat auprès des autorités françaises et le tour est joué. On s'en fout du suffrage des populations. C'est ce que Eyadema Gnassingbé a su faire depuis 1967  jusqu'à sa mort en 2005. Son fils, Faure, continue sur cette même lancée et le vrai développement constitue le cadet de leur souci.

Catherin NÜGLER