La conférence des Chefs d’Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a tenu ce lundi 07 septembre 2020 une nouvelle réunion. La crise politique au Mali  a été une fois de plus au menu  des discussions.

Pour la rencontre de ce jour, huit chefs d'Etat étaient présents à l'ouverture du sommet. Le président togolais est représenté par son ministre des Affaires étrangères, Robert Dussey.

 Les dirigeants ouest-africains ont enjoint   la junte qui a pris le pouvoir au Mali, de tout  faire  pour un retour « rapide des civils au pouvoir », a affirmé lundi le président nigérien Mahamadou Issoufou lors de l'ouverture d'un sommet de la CEDEAO à Niamey.

‘Il est du devoir de notre communauté d'assister les Maliens en vue d'un rétablissement rapide de toutes les institutions démocratiques. La junte militaire doit nous aider à aider le Mali’, a affirmé M. Issoufou, également président en exercice de la Cédéao. 

Le 28 août, lors d'un sommet extraordinaire de la Cédéao sur le Mali, le président Issoufou avait indiqué que les sanctions seraient ‘levées progressivement en fonction de la mise en œuvre’ des mesures permettant un retour des civils.

Rappelons que les sanctions brandies par la CEDEAO sont entre autres  la fermeture des frontières avec le Mali, l’embargo sur les échanges financiers et commerciaux. Par ailleurs, abordant d'autres sujets, le président Issoufou a exhorté ses collègues ‘à élaborer une nouvelle feuille de route tout en maintenant une approche graduelle pour le lancement de la monnaie commune’ et souligné ‘les difficultés de mobilisation des financements’ pour lutter contre le jihadisme.

 ‘Nous devons considérer toutes les crises sanitaire, sécuritaire, politique et économique comme des opportunités. L'histoire ne repasse pas les plats. Profitons donc des occasions qu'elle nous offre pour accélérer l'intégration régionale et continentale", a-t-il martelé.