Le  16 octobre de chaque  année est dédié à la célébration  de la journée mondiale de l’alimentation par  l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO).  Au Togo, cette célébration est  marquée   par  une exposition des produits agroalimentaires locaux transformés. C’est le siège de la place FAO à Lomé qui a servi de cadre pour cette activité à laquelle membres du gouvernement et diplomates onusiens ont pris part.

Le bureau de la FAO au Togo entretient une franche collaboration avec les pouvoirs publics et les organisations non-gouvernementales.  Ses actions ont permis, faut-il le rappeler,  de renforcer la recherche agronomique,  d’améliorer la surveillance épidémiologique animale,  de promouvoir la conservation des ressources naturelles avec des actions de conservation des sols, de reboisements et de d’aménagements forestiers,  de mettre en place et d’organiser le réseau des chambres d’agriculture,  de structurer les filières comme la pêche et l’aquaculture et de valoriser la transformation agroalimentaire locale.

C’est ce que retrace ici Damien MAMA (photo),  Coordonnateur résident du Système des Nations Unies au Togo, dans son allocution de circonstance.  

« En ce qui concerne la transformation locale en particulier, il y a, par exemple un projet soutenu par la FAO et visant à appuyer les femmes transformatrices des produits agricoles. Ce projet a permis d’accroitre le nombre des unités de transformation alimentaire détenues par des femmes appliquant les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication. Aujourd’hui, plus de 600 produits agricoles différents, transformés localement, venant de près de 150 fournisseurs, sont sur les marchés et dans les superettes, dans des conditionnements qui n’ont rien à envier aux produits importés », a-t-il déclaré.

 Dans le cadre  de la lutte contre la faim,  Monsieur MAMA reste optimiste quant aux stratégies élaborées par les Nations Unies.

« Grace aux politiques mises en œuvre dans le cadre de ses différents plans de développement, la prévalence de la sous-alimentation est passée de 26 % de la population en 2005, à 16, 2 % en 2018 », a-t-il martelé.

Cependant, il a souligné que même si des avancées importantes ont été enregistrées dans le monde et pendant une longue période, il y a encore aujourd’hui  11% de la population mondiale qui ne disposent pas d’aliments suffisants pour bien se nourrir.

Raison pour laquelle,  il invite les uns et les autres à faire de la lutte contre la faim est une obligation commune.

Il a,  pour finir, salué les atouts dont dispose le Togo pour mener à bien cette lutte et réitéré l’engagement des agences onusiennes au côté du gouvernement togolais.   

 « Le Système des Nations Unies croit que le Togo peut éliminer la faim d’ici 2030, conformément à ses engagements dans le cadre de l’agenda pour le développement durable. Le pays pourrait donc mieux tirer profit de la volonté politique existante ainsi que des nombreux facteurs favorables comme les conditions climatiques, une population jeune, des terres arables et opportunités d’irrigation qui existent dans le pays. Pour ce faire, le Système des Nations Unies à travers ses 13 agences présentes au Togo restera engagé à vos côtés », a conclu M. Mama.

Rappelons  que la FAO est présente au Togo  il y a  40 ans.