« Le 1er septembre 2017 restera comme une date historique dans l'histoire de l'organisation des élections présidentielles en Afrique. En effet, ce jour-là, contre toute attente, la Cour suprême du Kenya, après une saisine de dernière minute de l'opposition, a décidé d'invalider les résultats des présidentielles du 8 août 2017, en ordonnant l'organisation d'un nouveau scrutin avant le 31 octobre 2017. Une décision judiciaire remarquable dans la mesure où elle n'invalide que les présidentielles dans le lot des élections des gouverneurs, sénateurs et députés organisées le même jour sur le sol kenyan », tel est un extrait de la Déclaration rendue publique le 05 Septembre par la Fondation Pax Africana, présidée par Monsieur Edem KODJO (en photo), Ancien Premier Ministre togolais et Ancien Secrétaire Général de l’Organisation de l’Unité Africaine.

Le même communiqué souligne que cette décision de la Cour Suprême redonne de la crédibilité aux processus électoraux en Afrique. Il salue la détermination des membres de la Cour Suprême kenyane et surtout le Président de cette Cour,  le juge David Maraga,  qui a déclaré que  «La grandeur d'une Nation réside dans sa fidélité à la Constitution, dans le strict respect de la loi, et surtout dans la crainte de Dieu»,

 Le jugement du 1er septembre 2017 rendu par les juges de la Cour suprême du Kenya, et accepté démocratiquement par toutes les parties, grandit et ennoblit d'une manière fulgurante en Afrique le corps judiciaire, arbitre ultime dans le règlement des contentieux électoraux, et souvent taxé de partialité, peut-on lire dans cette déclaration.

PAX AFRICANA convie les acteurs du prochain scrutin présidentiel au Kenya à cultiver plus que jamais les vertus de tolérance, d'équité, de responsabilité et à proscrire la diffusion de discours à même d'attiser les violences politiques déjà perceptibles dans ce pays depuis le début du processus des élections générales. Un Kenya plus fort, davantage réconcilié avec lui-même et armé pour relever les défis de son émergence économique est assurément à ce prix.

 Quelle que soit l'issue de la prochaine présidentielle au Kenya dont la date est fixée au 17 Octobre, " la décision du 1er septembre 2017 de la Cour suprême de ce pays restera comme un temps fort dans la construction de la démocratie en Afrique", soutient Pax Africana.