Le Togo pourrait trouver une porte de sortie de crise si ses acteurs  sociopolitiques  se montrent flexibles. Porteur d'un message du président Alassane Ouattara, le ministre ivoirien de la défense, Hamed BAKAYOKO, a rencontré le président togolais ce vendredi 20 octobre 2017 à Lomé. Même si ce fut une visite officielle de quelques heures seulement qui n'a d'ailleurs concerné aucun leader de l'opposition togolaise, une issue favorable a été proposée aussi bien à Faure GNASSINGBE et aux leaders politiques de l'opposition.

En effet les conditions de médiation d'Alassane Ouattara à Faure GNASSINGBÉ sont plutôt concrètes contrairement aux autres Chefs d'État qui jouaient à  la diplomatie. D'abord, la libération de l'imam de Sokodé ainsi que la libération de tous les manifestants arrêtés et demande au gouvernement togolais de lutter pour la cessation  des atrocités et de reprendre le contrôle du pays des mains  des milices qui sèment la terreur dans le pays.

Ensuite, les leaders de l'opposition togolaise ont été interpellés  à suspendre toutes les manifestations des opposants. Pour finir Hamed BAKAYOKO a lancé  aux leaders de l'opposition, l'appel de laisser le Président Faure GNASSINGBÉ terminer son mandat en cours c'est à  dire jusqu'en avril 2020.

Cependant les propos du président du Parti National Panafricain Tikpi ATCHADAM prouvent que l'opposition préfère une médiation de la France plutôt que celle des pays africains. Comme quoi, « des chefs d'états en prise eux-mêmes avec leurs oppositions ne nous mettent pas en confiance » affirme t- on du côté de l'opposition togolaise. Toutefois la France ne veut pas s'ingérer dans les affaires du Togo même si le Quai d'Orsay a réagi dans un communiqué pour dire que « la France suit avec préoccupation la situation au Togo » et qu’elle condamne « fermement  les violences récentes qui ont fait plusieurs victimes ».

Helmut PINTO