George WEAH, un modèle pour la jeunesse africaine. Tel  est le titre de la toute première  déclaration de la Fondation  Pax Africana  pour le compte de l’année 2018  et dont notre rédaction a eu copie.

 « Avec persévérance, pugnacité, rigueur et méthode, George Ousman Manneh WEAH a été élu fin décembre 2017 Président de la République du Liberia. L'élection de cet ancien virtuose et ex star internationale du football constitue la première transition démocratique que va connaître ce pays ouest-africain, l'un des rares à n'avoir pas connu la colonisation occidentale.

 Digne fils de notre continent surnommé «Mister George» pour sa prestance, son allure de Seigneur et sa redoutable efficacité, a toujours cru en l'Afrique et en son pays, le Liberia ; et ce, même au plus fort des longues guerres qui ont ravagé cet Etat », lit-on dans cette déclaration signée par le président de la Fondation, l’ancien Premier Ministre togolais, Edem Kodjo (en photo).

Désormais politique, ce sportif accompli  a un parcours hors-pair. Il est l'une des rares stars internationales du foot africain à avoir fait ses premières armes sur le continent même avant d'aller à la conquête du professionnalisme occidental.

George WEAH a également eu à porter seul à bout de bras la destinée de l'équipe nationale de football de son pays. Un patriotisme sans faille, des gestes rares et émérites qui ont caractérisé ces 50 dernières années de M. WEAH. Il avait pourtant la possibilité d'opter pour une autre nationalité au détriment du Liberia. Il ne le fit jamais.

 L'élection du champion à la magistrature suprême, au bout d'une 3ème candidature, confirme une fois de plus l'adage selon lequel, en Afrique comme ailleurs, «le travail bien fait paie toujours». Georges WEAH a dû se montrer patient, persévérant, respectueux des institutions de son pays, et a surtout dû gravir étape après étape les marches politiques qui l'ont mené à la Présidence libérienne. Preuve qu'il existe aussi un rêve africain (un «African dream»); et il faut y croire. «Mister George» est un exemple de persévérance et d'abnégation pour la jeunesse africaine souvent en perte de repères, et prompte à courir de dangereuses aventures migratoires.

 Porté par une jeunesse libérienne aux côtés de laquelle il a œuvré bénévolement ces deux dernières décennies, George WEAH fera face à des attentes légitimes de la part de ses électeurs. Un électorat qui devra se montrer patient et tolérant, au regard des multiples défis de développement qui attendent l'ancien attaquant durant son mandat. Il faut s'y attendre, et la tâche paraît particulièrement ardue.

 PAX AFRICANA salue et félicite les organisateurs du scrutin présidentiel qui a permis au Liberia de rentrer dans le cercle des Etats africains qui pérennisent la culture de la dévolution démocratique du pouvoir via des élections justes, libres et consensuelles.