Le président ghanéen  Nana Akufo Addo, facilitateur dans la crise qui secoue le Togo depuis 6 mois,  n’est pas passé par quatre chemins pour dire un certain nombre de vérités à ceux qui tiennent les rênes du pouvoir à Lomé.  Lors du coup d’envoi du 27 e dialogue politique ce lundi 19 février 2018 devant le Premier ministre et le président de l’assemblée nationale, il a exhorté les participants à privilégier l’intérêt supérieur de la nation et non les intérêts égoïstes.

‘Il est important que nous, dirigeants, trouvions une solution à la crise pour une libération conclusive et pour l’avenir du nos pays. Nous détenons le destin de nos nations en main. Ce qui doit sortir de ce dialogue doit être la solution voulue par tous les Togolais, notamment le respect de l’Etat de droit, la démocratie, le bien-vivre. Vous tous réunis ici, c’est votre devoir’, a déclaré le leader ghanéen.

Le professeur Charles Kondji-Agba qui représente les sages du parti UNIR (majorité présidentielle) a plaidé que les discussions se déroutent ‘dans un esprit d’ouverture, de respect mutuel et de tolérance’.

 Pour l’opposition, la réussite du dialogue est liée aux mesures d’apaisement auxquelles doit s’engager le gouvernement et à la bonne foi du pouvoir de Lomé, a laissé entendre Jean-Pierre FABRE, chef de file de l’opposition togolaise.

Les discussions sont prévues pour durer une dizaine de jours.

Soulignons que l’ancien premier ministre togolais Edem KODJO,  certains diplomates occidentaux, des chefs traditionnels et Evêques du Togo ont pris part à la cérémonie d’ouverture de ce dialogue.