Les administrations fiscales des pays de la sous-région sont en réflexion depuis ce 04 octobre 2018  à Lomé afin de penser à des possibilités d'échanges de renseignements pour lutter contre l'évasion fiscale.

Depuis la réunion du 25 et 26  juillet 2018 organisé à Accra par le Forum mondial sur la transparence fiscale, il est remarqué que la majorité des États échangent peu ou pas d'informations en matière de fiscalité. Cette carence en renseignements favorise la fraude fiscale qui reste une cause du manque à gagner pour  les  pays. "Aujourd'hui nos frontières sont suffisamment  ouvertes. Au sein de nos sous espaces économiques, on parle de libre circulation des biens et personnes et il est apparu  que nous assistons à ce que nous appelons la fraude fiscale. Les administrations fiscales ont compris qu'il faut créer plus de synergie entre elles pour favoriser l'échange de renseignements afin d'aller à plus de traçabilité des flux financiers et se donner une meilleure base d'imposition pour renflouer davantage les caisses de l'État",  a  déclaré Kodjo Adédzé, Commissaire Général de l'Office togolais des recettes (OTR). Il  dit constater  également que de  par le passé, les États ont beaucoup péché par rapport à des échanges d'information sur l'évasion fiscale. Et cela est dû à diverses raisons: l'échange de renseignements est quelquefois perçu comme un fardeau supplémentaire  par les acteurs en termes de coût et une déviation inutile de la principale fonction des administrations fiscales, qu'est la collecte des recettes. De plus, le déficit d'infrastructures associé à l'absence de cadres juridiques nécessaires, constituent les principaux défis. Aujourd'hui, la rencontre de Lomé entre les différentes administrations fiscales permettra une prise en compte de leurs soucis et de mettre en place des autorités compétentes en leur sein, chargées de gérer le secteur de l'échange de renseignement. " Cette rencontre va permettre d'acquérir ce que nous appelons les bonnes pratiques. Il y a des pays qui sont beaucoup plus avancés en matière d'échanges de renseignements. Ce qu'on a puis noté, c'est que les pays africains échangent avec le reste du monde mais il y a peu d'échanges de renseignements fiscales entre les pays africains eux-mêmes alors que le commerce continue de se développer dans cette partie du monde et il est important que nous puissions aller à cette étape là et  permettre l'échange de renseignements entre nos administrations fiscales au plan africain "   a poursuivi  le Commissaire Général.

 

Désiré Agbémégno