Le secteur de l’éducation est encore secoué par des mouvements de grève  depuis de ce mardi 20 décembre et ce jusqu’au vendredi 23 décembre. Ce durcissement de ton des enseignants est une réponse à la sortie ratée du 14 décembre dernier sur la TVT des ministres  Bawara Gilbert, et Komi Tchakpélé respectivement en charge de la fonction publique, et des Enseignements primaire et secondaire.

Un nouveau mouvement de grève de quatre jours  secoue  le monde éducatif togolais à compter de ce mardi. En effet, c’est  les 4 syndicats réunis au sein de la CSET qui appellent les enseignants à observer ce nouveau mot d’ordre de grève de 4 jours. Pour les grévistes,  la grève sera reconductible après les congés de Noel et de nouvel an si la situation ne change toujours pas. Un courrier a été même adressé le 16 décembre dernier à ces deux ministres par la CSET.

Cette nouvelle grève  vient en réponse à Bawara  Gilbert et son collège Tchakpélé Komi, pour  leur démontrer que la situation qui prévaut depuis quelques temps, ne saurait être réglée avec force et intimidations. Le 14 décembre dernier sur la télévision nationale, les deux ministres ont qualifié les syndicats d’enseignants grévistes  de « groupe d’individus » et affirmer que le gouvernement n’ouvrira pas un autre cadre de dialogue avec ces enseignants estimant que les problèmes de ce secteur sont déjà pris en compte dans le Cadre permanent de concertation (CPC). Et selon les grévistes les lignes ne semblent pas bouger dans le CPC. Les primes  et l’intégration  des  enseignants auxiliaires  constituent sont les pommes  de discordes entre les deux parties.

 

Eyram Akakpo