Tant attendue, la Synergie des Travailleurs du Togo (STT) dirigée par Nadou Lawson (en photo) sort de son silence et se prononce sur la situation qui perdure dans le secteur de l’éducation au Togo il y a quelques semaines concernant les revendications syndicales des enseignants travailleurs. C’était lors d’une conférence de presse ce mardi 20 décembre 2016 à Lomé où la « STT a exigé le respect des travailleurs, l’ouverture d’une table de négociation aux organisations syndicales et la proclamation des résultats des concours sectoriels effectués l’année dernière avant tout lancement d’un nouveau concours». Cette centrale syndicale accuse le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative, Gilbert BAWARA de « violation des conventions de l’OIT sur la liberté syndicale ratifiée par le Togo » empêchant les réunions syndicales sur l’étendue du territoire national au cours de la semaine dernière.

Sous silence depuis le 08 avril dernier, la STT dit  condamner la dernière sortie médiatique des Ministres de la Fonction Publique et  des  Enseignements primaire et Secondaire qui n’ont fait que « cristalliser davantage les positions ». Dans sa déclaration liminaire,  la  STT stipule que « cette méthode de résolution des conflits sociaux non seulement n’est pas de nature à concilier les points de vue ni les positions des uns et des autres autour des intérêts défendus mais aussi et surtout traduit le mépris des autorités à l’égard des travailleurs et n’augure pas d’un apaisement du front social dont la grogne actuelle des enseignants n’est qu’un signe  avant- coureur».

En effet, les ministres cités plus haut  ont  fait une sortie  le soir du 14 décembre dernier sur la Télévision nationale, sortie  au cours de laquelle ils ont   menacé  les enseignants grévistes et refusé toute idée de négociation. Ebahie face aux propos des Ministres envers les enseignants, la STT demande à ces Ministres de faire preuve de « plus de considération aux travailleurs dans leurs sorties médiatiques ».  Elle réclame en second lieu « l’ouverture d’une table de négociations syndicales afin que dans une discussion franche et sincère des solutions pérennes soient trouvées à tous les problèmes posés par toutes les corporations tant du public, du privé, du para que de l’informel ». Dans la déclaration, la STT exige que les résultats de « tous les concours sectoriels effectués l’année dernière avant tout lancement d’un nouveau concours ».

Helmut PINTO