A l’appel  de la Coordination des Syndicats de l'Enseignement au Togo (CSET), un nouveau débrayage sans interruption est annoncé  à compter de ce mardi 21 Février jusqu’au dénouement de la situation qui prévaut dans le secteur de l’éducation. En plus de la grève, les copies ne seront pas corrigées et les bulletins non remplis.

En effet, cette Coordination  se dit  déçue après un mois de discussions sans résultats  contrairement aux allégations du Premier Ministre Komi Selom Klassou a affirmé au début des discussions qu’elles allaient "sans délai accoucher des propositions idoines et les préoccupations des enseignants et celles du gouvernement soient traitées de façon globale afin de garantir les acquis du secteur éducatif et de relever les nouveaux défis"

Elle qualifie  l'engagement du Premier ministre Klassou de "duperie" et retourne à sa méthode de pression à savoir la grève. Et comme pour peaufiner leur méthode et donner plus de teneur à leur colère, la CSET décide cette fois-ci de ne ni corriger les copies ni remplir les bulletins.

La coordination syndicale en seize (16) points de recommandations résume les droits et devoirs de l’enseignant et de tout le personnel éducatif. Et malheureusement le point essentiel des "primes d’incitation conséquente aux enseignants en attendant le statut particulier" reste sans solution.

Et malgré le fait que ces revendications de la CSET ne soient que des demandes des points convenus dans la réforme de l’enseignement de 1975, les ministres disent n'avoir pas droit de décision. 

"La partie gouvernementale a laissé entendre qu’elle n’est pas la mieux indiquée à prendre un tel engagement, puisque n’ayant aucun pouvoir de décision dans ce groupe de travail mis en place. Les ministres prétendent rendre compte à qui de droit avant tout engagement", rapporte la note de la CSET au terme des dialogues. Curieux n’est-ce pas?

 

Il sied de rappeler que jusqu’à ce jour beaucoup d’établissements publics n’ont pas encore remis les bulletins du Premier trimestre aux apprenants. Voilà  comment  on prépare  la relève de  demain. Dommage.