La semaine écoulée a été encore marquée par la grève des enseignants du secteur public. Plusieurs localités du pays étaient en ébullition. Et comme de coutume dans le royaume des Gnassingbé, la soldatesque de Faure Essozimna était aussi dans les rues pour réprimer les élèves qui ne demandaient qu’à suivre leurs cours.

La tension était encore vive la semaine dernière sur toute l’étendue du territoire national. De Lomé à Dapaong, ils étaient des milliers dans les rues à réclamer les cours et leurs enseignants. Craignant peut être une révolution à chaque fois qu’il y a une manifestation de rue, le régime sadique de Lomé II a encore déployé les forces dites de sécurité pour disperser les élèves à coup de grenade lacrymogène. A l’intérieur du pays comme à Dapaong par exemple, ce sont des militaires bérets rouges qui sont déployés pour maintenir l’ordre comme si la république était en danger. La ville de Kara, localité considérée comme fief du régime totalitaire de Lomé a été le théâtre d’affrontement entre militaires du camp Général Ameyi (camp Landja) et élèves. On signale 3 arrestations du côté élèves et des blessés.

Le Togo est un petit pays de par sa superficie et sa population mais grand en autocratie. La seule famille qui dirige le pays depuis un demi-siècle comme une épicerie de famille est prête à sacrifier le peuple pour conserver le pouvoir. Etant donné que les enfants de la minorité qui pille le pays ne fréquentent pas au Togo, il est concevable que ceux de la majorité souffrante soient traités tels des bêtes sauvages comme le font les militaires et forces de sécurité qui soutiennent le régime depuis 1967.

Il est difficile de comprendre aussi le mutisme des parents d’élèves depuis l’entame de ces grèves à répétition.

Eyram   Akakpo