Les  sept étudiants arrêtés le 16 juin dernier lors  des manifestations sur le campus universitaire de Lomé ont été libérés ce lundi 19 Juin dans la  soirée.

Ils étaient des centaines d’étudiants à prendre d’assaut le palais de la justice de Lomé pour soutenir leurs camarades  arrêtés lors des manifestations du 16 juin sur  le campus de Lomé. La tension  a été  quelque peu vive avec des tirs de gaz  lacrymogènes puisque toutes les voies d’accès au tribunal de Lomé ont été bloquées  aux étudiants par la police. Les choses finiront par rentrer en ordre et ceux présent sur les lieux ont pu avoir accès à la salle.

Le procès a heureusement  tourné en faveur  des étudiants puisque le tribunal les a jugés non coupables. Cinq  ont été libérés, et deux condamnés à 6 mois de peine avec 6 mois de sursis. Pour Me Apévon, avocat de la défense, « c’est un sentiment de satisfaction, ce qu’on a craint est qu’on nous a habitués  souvent à des genres de procès montés de toute pièce même s’il n’y a pas de preuves de culpabilité, on aboutit parfois à la fin à des condamnations. C’est ce que nous avons craint. Nous avons fait notre devoir, le parquet a fait le sien à moitié, mais le juge a terminé ce qu’il devrait faire en reconnaissant qu’il n’y a pas de preuve matériel que ces étudiants sont coupables de ce qu’on les reproches. Les étudiants sont accusés d’avoir brûlé un véhicule des forces de l’ordre et une voiture  appartenant à un civil.  Le procès des deux autres étudiants, Satchivi et Agbégnidon est reporté  au 26 juin.

On pourra remarquer dans cette affaire que les forces de sécurité qui ont tabassés les étudiants ne sont nullement inquiétées. Comme quoi, au Togo les hommes en uniforme peuvent piétiner les droits des autres.

Eyram Akakpo