Le  laxisme  du gouvernement  vis-à-vis de l’éducation devient de plus en plus inquiétant. Depuis le début de cette année scolaire 2017-2018, toutes  les écoles primaires du Togo sont en manque  des livres de lecture et de calculs. La faute  à l’Etat qui instaure un nouveau programme dans les  classes  de CP1 et CP2 avec de nouveaux livres avec la  mention « ne peut être vendu ».

Il est impossible aux élèves du Cours préparatoire 1ère et 2ème année du Togo de faire la lecture et les calculs depuis le début de cette année scolaire. En effet, les responsables de l’éducation au Togo ont intégré depuis la rentrée scolaire 2016-2017, un nouveau livre de lecture au CP1 dénommé « Mon livre de français » en remplacement du « Flamboyant ». Cet ouvrage qui est la propriété de l’Etat togolais, ne peut être vendu donc tous les élèves en bénéficieront gratuitement à chaque rentrée. Ce projet qui a été entamé l’année dernière devrait se poursuivre cette année avec les élèves du CP2. Mais étant au Togo de Faure Gnassingbé où rien n’est impossible, depuis la rentrée scolaire en  Octobre 2017  jusqu’alors, ni les CP1, ni les CP2 n’ont bénéficié d’un seul  livre de lecture. Ce n’est qu’au début de cette rentrée de deuxième trimestre (8 Janvier 2018) que le directeur des enseignements Préscolaires et Primaires, M. Lantomey  Koffi Ouboènalè, a envoyé une note aux inspections leur signifiant d’abandonner le nouveau programme et de retourner à l’ancien livre qui est le « Flamboyant ». En clair, c’est au début de ce deuxième trimestre que les parents ont finalement payé les livres de lecture aux élèves.

La situation est aussi la même au niveau des livres de mathématiques. Le nouveau livre de calcul sert encore de cahier  aux élèves donc ne peut pas être utilisé deux fois. Etant donné que depuis la rentrée jusqu’alors le gouvernement n’a pas envoyé les livres  dans les écoles, les apprenants de CP1 et CP2 n’ont jamais fait de mathématiques jusqu’alors.

Lentement le gouvernement tue l’éducation au Togo. La baisse du niveau des élèves ne dépend pas de la compétence des enseignants mais de la gestion  hasardeuse du secteur de l'éducation  et de la négligence du pouvoir qui règne sur le Togo depuis 51 ans.

Eyram Akakpo