L’agence de notation financière Fitch  Ratings a relevé la note souveraine de l’Egypte de  B à  B+ avec une perspective stable, dans un rapport publié  le 21 mars dernier.  C’est la 5e révision positive de la note de l’Egypte par les agences internationales de notation depuis le lancement du programme de réforme économique en 2016.

L’agence, en effet,  a salué dans  son rapport les progrès réalisés dans le cadre du  programme de réforme économique soutenu par le prêt du Fonds Monétaire International FMI (la facilité élargie de crédit FEC), comme en témoignent les succès obtenus en matière de stabilisation macroéconomique.

Pour ce qui est de l’inflation, le rapport  souligne  que la politique de la Banque Centrale d’Egypte (BCE), a réussi à contrôler le taux d’inflation  qui est passé de 30% en 2017 à 14% en 2018, en prévoyant la baisse de ce chiffre à 12% en 2019 et à 10% en 2020.

De même ce rapport prévoit le maintien d’un taux de croissance de 5.5% pendant les années fiscales 2019 et 2020.

Au niveau du déficit budgétaire, Fitch prévoit le recul du déficit à 8,6% pendant l’année financière qui se terminera en juin 2019, avec un excédant primaire de 1,6% proche des 2% prévus par le gouvernement.

 L’agence prévoit aussi une baisse des dépenses salariales, des subventions et des intérêts de 5% du PIB pendant la période de  Juin 2016 à Juin 2020.

 Elle  a noté le recul du déficit du compte courant de 3,5% en 2017 à 2,5% en 2018, dû notamment à la hausse des recettes du tourisme, à l’augmentation des exportations non pétrolières et à l’augmentation  de la production de gaz, entraînant l’arrêt des importations.

 En outre, le rapport prévoit la baisse du déficit du compte courant à 2,3% en 2019-2020. Il indique  le niveau sain des réserves de change qui a atteint les 44 milliards de dollars  USD en février, permettant de faire face au risque de sorties de capitaux auxquels sont confrontés plusieurs pays émergents.

Cette hausse de la notation de l’Egypte va renforcer la confiance dans son économie, étant donné qu’elle reflète une baisse des risques encourus par les investisseurs, ce qui permet de réduire le coût d’emprunt sur les marchés internationaux. Tout cela contribue à l’amélioration du climat d’investissement  en Egypte.