Le Ministre togolais de l’Economie et des Finances,  Sani YAYA  a pris  part  vendredi à Paris  à la réunion des pays de la Zone franc. Au cours de cette réunion, les ministres des Finances, les gouverneurs des banques centrales et les présidents des institutions régionales ont noté les risques découlant d’un ré-endettement rapide, causé par d’importants déficits publics, et susceptibles de remettre en cause les équilibres internes et externes des Etats concernés. 

Mais en même temps, ils se sont félicités que la plupart des pays membres de l’UEMOA ont conclu un programme avec le Fonds monétaire international (FMI), ce qui contribue au renforcement de la gestion budgétaire.

Le Togo a signé un accord de Facilité élargie de crédit (FEC) en début d’année. En échange, il recevra 241,5 millions de dollars sur 3 ans en appui aux réformes économiques et financières.

Autre dossier évoqué par les grands argentiers africains, la nécessité d’une mobilisation accrue des recettes fiscales non-pétrolières.

Cette mobilisation passera par l’élargissement des assiettes, le renforcement de la transparence et des capacités des administrations fiscales, l’harmonisation de certaines règles au niveau sous-régional, une meilleure coopération et l’exploitation des nouveaux outils numériques entre l’Etat et le contribuable.

A ces conditions, les participants estiment possible un relèvement du taux de pression fiscale dans les pays de la Zone franc, qui permettra une dynamique favorable d’investissement en faveur du développement, tout en évitant une autre dynamique, défavorable, de réendettement rapide sur les marchés régionaux et internationaux. 

Le Togo n’a pas attendu les conseils de la Zone franc pour agir. Le pays a créé l’Office togolais des recettes (fusion de la douane et des impôts) qui a permis depuis deux ans d’augmenter significativement le volume des recettes.

Il sied de rappeler  que Sani Yaya est attendu pendant ce week-end à Washington où se déroulent les Assemblées d’automne du FMI et de la Banque mondiale.