Les sit-in prévus par la jeunesse de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) devant certaines ambassades et institutions de la république, n’auront plus lieu.  Le ministre de l’administration territoriale, Payadowa Boukpessi,  trouve   en ces sit-in « un risque de troubles graves à l’ordre public ». Par contre, les meetings programmés pourront se tenir  aux lieux désignés.

C’est devant les locaux des ambassades de France, d’Allemagne, du Ghana, certains ministères et institutions  comme la Commission électorale nationale indépendante (CENI), que la jeunesse de l’Alliance Nationale pour le Changement prévoyait faire des sit-in d’ici au 31 mai 2018.

 Ces manifestations programmées viennent d’être interdites par le ministre Payadowa Boukpessi, de l’Administration territoriale qui dans un courrier adressé aux organisateurs, estime que  les différents lieux choisis par les organisateurs ne sont pas des lieux publics au sens de la loi fixant les conditions d’exercice de la liberté de réunion et de manifestations  pacifiques publiques.

Il évoque aussi une possible collusion,  entre les manifestants et les usagers  de ces différents services,  qui constitue selon lui « un risque de troubles graves à l’ordre public »

Pour Jean Eklou, le président de la jeunesse de l’ANC, le sit-in devant l’ambassade de France a pour but de faire le suivi du décaissement des aides publics de la France envers le Togo et son impact  sur le développement. Celui devant l’ambassade d’Allemagne, pour demander à ce pays d’humaniser sa coopération avec le Togo  et celui devant l’ambassade du Ghana, pour encourager  Nana Akufo-Addo pour son implication dans la résolution de la crise politique togolaise.

Il est à noter que seul les sit-in sont interdits. Les meetings par contre sont autorisés par le ministre aux lieux désignés par les organisateurs.

Eyram AKAKPO