La coalition des 14 partis  de l’opposition  a organisé ce dimanche 27 mai 2018  dans certains quartiers de Lomé, une série de meeting en vue de remobiliser leurs militants pour  les manifestations à venir. A Avénou, c’est le docteur Kampatibe d’ADDI, Théophile Adjangba  du parti  Les Démocrates, Jean Kissi du Comité d’action pour le Renouveau CAR et Mme Adjamagbo Kafui de la CDPA qui ont entretenu  la foule sur  les prochaines manifestations à venir.

C’est une foule non négligeable qui s’est réunie  à Avénou ce dimanche suite à l’appel des leaders du C14 en vue de la remobilisation des  troupes pour les prochaines manifestations de rue. Au cours du meeting, Dr Kampatibe a réaffirmé que les exigences de la coalition n’ont pas changé, notamment, le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora et la révision du cadre électoral. « La constitution de 1992 est la constitution qui pourra apporter l’alternance. Avec cette constitution tout le monde pourra être président. » a-t-il affirmé avant d’ajouter  que « l’heure a sonné, le Togo va changer. »

Même son de cloche au niveau de Théophile Adjangba qui estime que la coalition ne prendra pas les armes mais va vaincre la plus vieille dictature encore en place dans la sous région ouest africaine.  Il n’a pas manqué de rappeler que la coalition travaille pour la libération  « des otages politiques» de la prison civile de Lomé.

« Nous sommes en pleine mobilisation parce que nous sommes convaincus que face à la résistance de ce pouvoir,  il n’y a que la mobilisation qui sera l’arme efficace. Nous ne sommes pas du tout en campagne parce que pour nous il n’est pas  question d’aller à des élections. Il n’est pas question d’organiser des élections dans ce pays tant que nous n’avons pas réglé le problème de fond du Togo. Le problème du Togo ne se pose pas en terme d’élection, ce n’est pas une approche électoraliste qu’il faut utiliser pour régler le problème du Togo. Ce pays est malade de la démocratie. Il faut poser les jalons de la démocratie  au Togo pour soigner les institutions qui sont malade. Il faut faire la réforme du cadre électoral, ensuite il faut créer des conditions pour que des élections libres et transparentes soient organisées dans ce pays. Pour nous,  ces conditions ne seraient remplies tant que le régime en place contrôle le processus des élections. »,  a  déclaré Mme  Kafui-Adjamagbo.

Notons que la coalition a tenu aussi des meetings à Baguida et à Agoè Zongo.

Eyram Akakpo