La conférence de presse  de l’Association pour la Promotion  de l’Etat de Droit (APED), prévue  pour se tenir au CESAL à Lomé ce mardi 29 mai 2018  n’a pas pu avoir lieu. Tôt le matin, une horde de  gendarmes a bouclé  l’enceinte avec pour raison que l’association organisatrice  n’a pas de base légale. Le but de cette conférence de presse était de proposer une solution de sortie crise qui secoue le Togo depuis le 19 aout 2017.

Cette situation a amené les prêtres présents, à demander  aux forces de la gendarmerie de respecter les lieux.  A l’arrivée des conférenciers, ces derniers ont échangé avec l’officier de la gendarmerie qui dirigeait la troupe. Il leur a signifié que leur conférence de presse n’aura pas lieu.

« Cette incident montre encore une fois qu’il y a  une frilosité de la part des autorités  qui nous gouvernent. Cela est tout simplement dommage parce que ça n’apporte rien de positif pour le pays»,   a laissé entendre Me Djovi Gally.

Selon Me Zeus Ajavon, l’APED a été créée le 5 octobre 1990, une date très importante dans l’histoire du Togo, elle a même été représentée  à la conférence nationale souveraine et a organisé  plusieurs colloques internationaux au Togo.

Pour une sortie de crise, l’APED propose, la libération totale, immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques. La levée immédiate de  « l’état de siège » dans les villes de Sokodé, Bafilo, Kara et Mango.  La limitation du mandat présidentiel à deux fois cinq ans, avec la formule « en aucun cas nul ne peut faire plus de deux mandats ».

Pour répondre  à l’esprit de la constitution de  14 octobre 1992, dans sa version originelle, l’APED estime que le chef de l’Etat Faure Gnassingbé  devra de lui-même  prendre la décision,  en toute âme et conscience de ne pas se porter candidat à l’élection à l’élection présidentielle de 2020. Il marquera l’histoire.

Rappelons que c’est la deuxième fois que la gendarmerie togolaise fait son irruption au CESAL,  un centre de ressourcement des fidèles de l’Eglise  catholique.  

Eyram Akakpo