Les responsables de la  coalition des 14 partis de l’opposition ont organisé ce jeudi 28 juin 2018 au siège de la CDPA à Lomé, une conférence de presse pour  faire le point  de la rencontre tenue  la veille  avec les facilitateurs désignés par la CEDEAO.  La nouvelle pomme de discorde se situe au niveau de la date des élections législatives que le régime compte organiser avant fin novembre 2018.

Dans une interview accordée à plusieurs médias au terme des travaux de la journée du 27 juin, le ministre Gilbert Bawara affirmait que le gouvernement prendra des mesures pour que les élections législatives se tiennent avant fin novembre 2018.  Si du côté du pouvoir  le 28 novembre est la date choisie pour les élections, c’est tout le contraire au niveau de l’opposition.  « Il semble qu’il (Gilbert Bawara) ne comprend pas encore ce qui se passe au Togo. On verra si les élections auront lieu  ou pas le 28 novembre»,  a déclaré  Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition. Le 28 novembre "n’est qu’une date indicative". Dans leur déclaration liminaire,  la C14  a rappelé que  « les facilitateurs ont cru donner la fin novembre comme date indicative pour la tenue des élections législatives… les facilitateurs ont, en réaction, répondu que les élections législatives  ne pourront se tenir  que lorsque toutes les conditions seront remplies et qu’un consensus sera établi entre les protagonistes.»

Sur le sujet des propositions de sortie de crise formulées, la C14 affirme  que « les facilitateurs ont qu’il leur faudrait un mandat plus large de leurs mandants  et vont en conséquence  en informer leurs pairs qui prendront alors les décisions qui s’imposent lors du prochain sommet de la CEDEAO prévu pour le 31 juillet 2018.»

La coalition   a  par ailleurs rassuré les Togolais  et les invite à rester mobilisés.  «  Nous voulons rassurer les Togolais.  Notre  boussole, c’est leurs aspirations»,  a affirmé Brigitte Kafui Adjamagbo, Présidente de la Coalition des 14 partis de l’opposition.