Le Togo est l’un de ces rares pays au monde où les arrêtés ministériels abrogent les lois.  L’illustration s’est encore faite ce weekend où plusieurs meetings de certains partis de l’opposition et de la société civile ont été interdites  par la mairie et les forces de sécurité.

Tout a commencé dans la matinée du samedi 28 juillet sur le terrain d’Akassimé à Ahanoukopé  où une unité de la gendarmerie a été déployée en vue d’interdire un possible regroupement du Front citoyen Togo Debout.  A Bè- Kodjindji  où devrait même se tenir le meeting,  un important  détachement des forces de sécurité et de défense a bouclé les lieux très tôt le matin empêchant tout regroupement.  La délégation spéciale de la ville de Lomé qui avait préalablement autorisée  cette manifestation,  a finalement  demandé aux responsables du Front  citoyen Togo Debout de "surseoir purement et simplement à l’organisation" du meeting.

Même scène à Agoè Zongo où la jeunesse de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) devrait  aussi tenir un meeting dans la journée de ce samedi.  La manifestation initialement autorisée  par les autorités compétentes a été empêchée par la gendarmerie qui a envahi les lieux du meeting empêchant les populations de se regrouper.

A Atakpamé ce dimanche 29 juillet, une caravane de la C14 a été empêchée par les forces de sécurité de se rendre à l’EPP Nyékonakpoè où  la coalition devrait tenir un meeting.

Difficile pour l’heure de comprendre cette attitude du pouvoir de Lomé au moment où toute la sous-région cherche des voix et moyens pour décrisper  la tension qui règne dans le pays depuis le 19 août 2017.

Eyram Akakpo