Depuis l’élaboration le 31 juillet dernier de la feuille de route de la CEDEAO lors de son dernier sommet des Chefs d’Etats et Gouvernements des pays membre à Lomé, les partis politiques engagés dans la crise togolaise mènent des interprétations selon leurs intérêts. Ils sont dans leur rôle de conquête ou de conservation du pouvoir. Raison pour laquelle, il revient à tous les fils et filles du pays de jouer un rôle de policier  autour des acteurs de la vie politique du Togo afin d’instaurer une paix sociale. « Il est du devoir de tous les citoyens de participer à la vie politique de notre pays », disait le Révérend Père Afognon,  Directeur de l’enseignement catholique.

Pendant que le pouvoir en place déballe son système électoral, l’opposition quand à, boycotte le processus électoral mis en place par la commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). La population doit prendre  ses responsabilités. Raison pour laquelle le manifeste des Forces Vives « Espérance pour le Togo » est présenté ce 04 septembre 2018. Dans ce manifeste, les organisations de la société civile à l’origine du Manifeste ont  décidé de s’approprier la feuille de route émise par la CEDEAO,  informer ensuite les citoyens sur le contenu de cette feuille de route et veiller à ce qu’elle soit respectée. Le manifeste rendu public  ce jour a pour mission d’exercer un rôle de veille auprès des décideurs et d’éveil auprès des citoyens. Les organisateurs comptent donc participer à l’instauration d’un climat serein entre les acteurs politiques parce qu’il revient aux Togolais d’œuvrer pour résoudre les problèmes du Togo : « Les autres pays ne viendront  pas régler nos problèmes…c’est à chaque Togolais des villes jusqu’aux hameaux les plus reculés de se réveiller et de se dire : la question du bien commun est l’affaire de tous sans exception » ; a déclaré  le Révérend Père Afognon.

 

Désiré Agbémégno