Prévu pour démarrer  le 1er octobre  prochain, le recensement électoral pourrait connaitre dans les prochains jours un report et la présidence de la CENI pourrait aussi changer de tête. C’est en tout cas les souhaits de la coalition des 14 partis de l’opposition  qui était en conférence de presse ce 26 septembre pour  faire le bilan de la 2ème réunion du  23 septembre dernier avec le comité de suivi de la feuille de route de la CEDEAO.  Quant aux réformes constitutionnelle elles auront lieu  au plus tard le 30 novembre.

Le 30 septembre prochain est la date indiquée pour les 8 représentants de la coalition à prendre leur place à la CENI. Une date qui est à 24h du début du recensement électoral prévu par la CENI de Kodjona Katanga.  Pour les membres de la coalition, participer à ce recensement le 1er octobre serait comme acter tout ce qui a été fait par l’ancienne CENI.  « On ne participera au recensement que si les choses se passent dans les normes » a affirmé Brigitte Adjamagbo, coordonatrice de la C14. La coalition pense que pour un recensement électoral, il est nécessaire que les membres des  Comités listes et cartes (CLC) soient aussi formés; ce qui n’est pas encore fait.  La coalition n’invitera donc pas les Togolais à aller s’inscrire sur le fichier électoral si le régime campe sur le 1er octobre.

La coalition trouve qu’il y a d’importants problèmes à résoudre à la CENI notamment la présidence. Une présidence qui a toujours été occupée jusqu’alors  par les membres du parti au pouvoir.  A cet effet, la coalition propose une personne consensuelle, neutre ou même étrangère.  Une situation qui pourrait bouter Kodjona Kadanga, actuel président  de la CENI. Les questions du découpage électoral et du mode de scrutin n’ont pas été oubliées.  Elles seront débattues  avec les experts électoraux  de la CEDEAO qui accompagneront la CENI dans ses activités.

Concernant les réformes, elles auront lieu au plus tard le 30 novembre à l’assemblée nationale. L’expert constitutionaliste  a   démarré ses travaux depuis le 24 septembre.

Eyram Akakpo