« Chasser le naturel, il revient au galop.» Malgré la levée de l’état de siège de la ville de Sokodé stipulé dans la recommandation de la feuille de route de la CEDEAO, les zélés militaires de la monarchie des Gnassingbé ont encore envahi   la ville de Sokodé dans la nuit du 28 au 29 octobre 2018, tirant des coups de feu dans tous les sens.  Suite à cette nouvelle agression « barbare, sadique et sauvage des militaires de la plus vieille dictature d’Afrique »,  le président du Parti National Panafricain (PNP) Tikpi Atchadam  a réagi  et qualifie de "scène d’horreur" cette énième agression perpétrée  par l’armée togolaise.

Dans un message vocal publié sur les réseaux sociaux,  le président du Parti National Panafricain a condamné "cette nouvelle barbarie" des militaires togolais. Selon lui, les descentes punitives sont devenues une habitude pour l’armée et les forces de sécurité togolaise contre les paisibles  populations qui ne demandent  que la démocratie.

Pour le président du PNP, le pouvoir  de Lomé continue de contourner  la feuille de route  proposée  par  la CEDEAO pour  une sortie pacifique de la crise malgré le comportement irréprochable de la coalition de l’opposition.  Il accuse en effet le régime d’être le commanditaire des incendies des mosquées, des églises et des actes de vandalisme contre le siège du PNP à Sokodé dans la nuit du 24 au 25 octobre 2018. « Cette pièce de théâtre macabre est un vieux projet du régime. Ce projet est retiré de son tiroir à chaque fois que les Togolais sont à deux doigts de la liberté. »

Pour Tikpi Atchadam, le pouvoir souhaite gouverner à vie ou dans le cas contraire  semer  le chaos.  Il invite  les Togolais à rester calmes et de ne pas  céder aux provocations. Par ailleurs, il interpelle la CEDEAO à prendre des mesures idoines  avant qu’il ne soit trop tard.

 Eyram Akakpo