Les Togolais vivent des moments difficiles en cette fin d’année sous le régime de Faure Gnassingbé. Même les défenseurs des droits de l’homme ne sont pas à l’abri des violences militaires et policières. Plusieurs en ont fait les frais dans le village de Kpedji (localité située dans la préfecture de Vo), alors qu’ils avaient assisté à la manifestation de l’opposition dans ladite préfecture entant qu’observateurs.

Suite à l’appel de la coalition des 14 partis de l’opposition le 10 décembre dernier, les populations des villages du canton de Dagbati dans la préfecture de Vo, ont manifesté contre l’organisation  unilatérale des élections législatives par le régime cinquantenaire RPT/UNIR.  La manifestation s’est déroulée sans heurt et bien encadré par deux gendarmes  de la brigade de Dzrekpo.

Quelques minutes après la fin de la manifestation, les forces de sécurité ont fait irruption dans le village de Kpedji où,  Glokpo  Kodjo, un  membre du bureau exécutif du Mouvement Martin Luther King (MMLK) et deux autres membres dudit mouvement ont été arrêtés et molesté avec des blessures graves. Des femmes sur place auraient subi ‟des actes  de brutalités sous le jet de gaz lacrymogènes″.

Le MMLK informe qu’« étant une organisation de défense des droits de l’homme, ses membres assistent aux manifestations en tant que des observateurs et non de manifestants et c’est ce que les 3 personnes sont allées faire l’observation lors de la dite manifestation. »

Le MMLK présidé par le Pasteur Edoh Komi (en photo) déplore ‟ ces arrestations arbitraires et abusives étant donné que les manifestations n’ont causé ni provoqué des troubles et des violences.″ Il espère que les conditions de détention  de ces défenseurs de droit de l’homme répondraient aux normes universelles des droits humains.

EyramAkakpo