‟Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice.″ écrivait  Montesquieu.

On ne badine pas avec le régime cinquantenaire du Togo.  Foly  Satchivi  l’aurait appris à son dépens.

En effet, interpellé depuis le 20 août 2018  et déposé à la prison civile de Lomé, alors qu’il s’apprêtait à donner une conférence de presse, l’activiste et premier porte-parole du mouvement ‟En aucun cas″ a été  condamné ce 16 janvier à 36 mois de prison dont 12 avec sursis.

Foly Satchivi est condamné pour trouble à l’ordre public et apologie de crimes et de délits. Des accusations que ce dernier ne reconnaît pas. Il a d’ailleurs plaidé non coupable et réfuté les charges retenues contre lui.

Pour son avocat Maître Celestin Agbogan, «c’est une décision regrettable. Malheureusement, le juge ne sait  pas comment,  il va pouvoir motiver sa décision, parce que nous avons assisté à un procès où aucune preuve n’est apportée. En matière pénale,  lorsque celui qui poursuit n’apporte pas la preuve la procédure diligenté contre le prévenu, on doit purement et simplement le relâcher. Malheureusement il a été condamné, nous ne savons pas sur quelle  base. Nous disons que c’est regrettable pour la liberté qui est le principe en matière pénale  pour notre client… nous espérons que la Cour d’Appel va pouvoir dire le droit. »

Tout comme  Foly Satchivi, d’autres Togolais hostiles au régime de Faure Gnassingbé  croupissent aussi à la prison civile de Lomé.

Eyram Akakpo