Être opposant au Togo n’est pas chose aisée, n’être pas du côté du pouvoir RPT/UNIR est plus que dangereux et un risque dans le royaume des Gnasingbé. Et les leaders de l’opposition togolaise en sont comscients. C’est pourquoi d’ailleurs certains qui n’ont pas de couilles vont vite à la mangeoire. Lorsque le pouvoir leur tend la perche, il ne perd pas de temps avant de la saisir. Mais lorsque le pouvoir a fini de les utiliser à ses fins politiques, il les laisse sur le carreau. Ainsi, ils tentent difficilement de retourner dans leur rang. L’opposition togolaise est malheureusement asphyxiée financièrement par le pouvoir. Une situation qui permet au pouvoir de les dompter, de les amadouer, de les posséder, de les manipuler et de les tourner en bourrique comme il veut. Bref, ces leaders, au lieu d’être de serieux adversaires pour le régime Gnassingbé, deviennent des instruments de ce régime qui n’hésite pas à les rouler ou les enfarinner à chaque fois que le peuple décide de se mettre en rang de bataille pour conquérir le pouvoir. Dans la plupart des cas, ces leaders dits de l’opposition, démunis, préfèrent utiliser la détermination de leur peuple comme fonds de commerce .

Aujourd’ hui, le coin du voile est levé. Après près de deux ans de révolte populaire, ces deniers ont fini par saborder la lutte du peuple. Tous adoptent un comportement incongru à l’égard du peuple qui a soif d’un vrai changement. L’argent a encore été le facteur déterminant dans la dislocation de la coalition des 14 partis politiques (C14). Tous se calomnient et finissent par dévoiler la surpercherie de son camarade de lutte. Le peuple quant à lui reste ébahi pour observer ce spectacle désolant que lui offrent ses leaders politiques qui l’ont retarder dans sa marche vers l’alternance politique. Ils ont purement et simplement comploté contre ce peuple, orphélin, qui n’a ni un présent ni un avenir en terme de sauveur. Au lieu d’être véritablement de vrais leaders, motivateurs et de conviction pour ce peuple, ils n’ont été que des traitres et des politiciens trop versatiles qui changent souvent d’opinions devant des espèces trébuchantes et sonnantes. Au finish, le pouvoir Gnassingbé a fini par les enterrer politiquement, et aujourd’hui, ils ne peuvent plus émerger sur le plan politique même s’ils se débattent après avoir trahi ce peuple, à refaire surface sur le plan politique. Ils n’ont pas été sincères avec ce peuple. Ils se sont fourvoyés dans leur business politique à travers, la transhumance politique, le nomadisme politique, pour certains,  la compromission politique ou deal  pour les autres.

En définitive, le peuple togolais n’a pas pu tirer son épingle du jeu politique  de ses leaders prétendument opposants, parce que leur jeu est malsain. «Si j’avance, suivez-moi, si je recule tuez-moi, si je meurs vengez-moi », paroles d’un homme très engagé n’a pas inspiré ces « opposants togolais », qui ont bradé la lutte vers l’alternance politique.

Finalement, le peuple ne sait plus  à  quel  saint se vouer.  

Autant le pouvoir RPT/UNIR doit rendre des comptes, autant ces opposants doivent le faire  pour la manifestation de la vérité et la justice. Quand on n’a pas les moyens de sa politique, il ne faut pas s’y aventurer. De même lorsqu’on ne veut pas chercher les moyens de la réalisation de ses ambitions politiques pour son pays, il vaut mieux s’éclipser de la scène politique  en vidant le plancher. « J’ai écrit».

Anges ADJANOR