Plusieurs Togolais résidant au Nigéria étaient dans les rues de Lagos ce jeudi 25 juillet 2019, suite à l’appel des responsables du Parti national panafricain (PNP), pour dénoncer le régime cinquantenaire du Togo et un probable quatrième mandat de Faure Gnassingbé à la magistrature suprême.

Des milliers de togolais vivant au Nigéria sont sortis dans les rues de Lagos le jeudi dernier pour protester contre le régime togolais. Dans sa déclaration liminaire, Foussena Djagba, la représentante du leader du Parti national panafricain, Tikpi Atchadam,  à cette manifestation, a tout d’abord salué la mémoire des compatriotes tombés au cours de cette lutte pour l’alternance au Togo, et témoigné sa gratitude à l’endroit des autorités de la République Fédérale du Nigéria pour leur hospitalité légendaire.

Selon Foussena Djagba, Faure Gnassingbé affiche ses intentions de se représenter pour un quatrième mandat à la tête du Togo. Un mandat que la représentante du PNP considère comme une honte pour toute l’Afrique. « Ce quatrième mandat  de Faure Gnassingbé serait une honte non seulement pour l’Afrique de l’Ouest, mais aussi pour l’Afrique toute entière», a-t-elle martelé.  

Le Parti national panafricain considère que l’accalmie observé en ce moment au Togo est précaire et avertit que « le peuple togolais, soudé comme un seul homme, ne se laissera pas faire. La famille Gnassingbé veut nous imposer une monarchie; nous n’en voulons pas. Nous nous tenons prêts à nous battre jusqu’au  bout.  La fausse   accalmie  que l’on observe en ce moment au Togo est un calme précaire et surtout trompeur. A tout moment, tout peut basculer», soutient encore dame DJAGBA.  

Le parti pense que 2020 doit être le terminus de la dictature au Togo. Pour cela, les Togolais ont l’impérieux devoir de sortir le pays du cycle infernal élections truquées-violences-dialogues-élections truquées.

Pour sortir le pays de la crise qui le secoue depuis le 13 janvier 1963, la diaspora togolaise au Nigéria, exige, le cantonnement de l’armée dans les casernes, la libération des détenus des manifestations  et de tous les détenus politiques. Elle exige aussi, la liberté de mouvement et la sécurité de Tikpi Atchadam, la mise en place d’une transition chargée des réformes constitutionnelles, institutionnelles et électorales.

La diaspora togolaise au Nigéria dit « NON » à un quatrième mandat de Faure Gnassingbé.                  

     Eyram Akakpo