"Si quelque chose m’arrive, Faure Gnassingbé est responsable".  C’est ce qu’a déclaré  jeudi 14 Novembre  dernier  Mgr Philippe Fanoko Kpodzro devant un parterre de journalistes. « Des menaces de mort  pèsent sur ma vie et celle de mon collaborateur, Marc Mondji », a-t-il martelé. L’archevêque émérite de Lomé remet désormais sa vie entre les mains du pouvoir de Lomé. Pour le pasteur de l’église catholique, si malheur lui arrivait ou à son chargé de communication cela ne peut venir que du Chef de l’Etat et de ses collaborateurs.

« Les informations me sont parvenues que ma vie est en danger.  Des coups de fil incessants me parviennent de la présidence. On me cherche pour… vous savez pourquoi. Ce n’est certainement pas pour m’embrasser ou me couvrir de baisers. Tout simplement parce que je suis comme un ennemi. Je ne suis pas un ennemi, je suis le défenseur comme Christ l’a fait.», a laissé  entendre Mgr Kpodrzo à la presse.

Et d’ajouter : « Je viens déclarer publiquement que si quelque chose nous arrive de n’importe où, il faut qu’on s’en prenne au Chef de l’Etat qui nous dirige. Je dis bien, si malheur arrivait à l’un de nous qu’on sache que ce malheur ne peut venir que du Chef de l’Etat et de ceux qui collaborent avec lui pour le maintien du Togo dans la servitude , le malheur , la misère. Je prends tous les Togolais, chrétiens ou non à témoin pour cela», a-t-il lancé.

Il sied de souligner que  ce prélat qui s’implique fortement ces dernières années  dans la politique togolaise a expliqué  «qu’il ne veut que du bien pour le Togo. Et qu’il ne fait que défendre la doctrine sociale de l’Eglise».

Mgr Kpodrzo  accompagne les acteurs de l’opposition afin qu’ils s’organisent pour barrer la voie à un quatrième mandat présidentiel de Faure Gnassingbé qui a succédé à son père, dans le sang  d’un millier de Togolais, en 2005.