Le vendredi 28 février 2020, une marche de protestation contre les résultats de la présidentielle du 22 Février 2020. C’était un appel de Mgr Philippe KPODZRO. Mais tôt dans la matinée, la maison de Agbéyomé Kodjo et celle de Monseigneur Kpodzro étaient encerclées par des policiers et des gendarmes. Toutes les voies donnant accès aux domiciles des deux personnalités étaient bouclées. Les autorités togolaises ont interdit cette manifestation  au motif que la loi sur les manifestations publiques ne sont pas respectées.

“ Nous ne tolérerons aucun acte de défiance. Les droits de l'homme s'expriment valablement que lorsque les procédures sont stoppées. Il y a au Togo une loi qui régit les manifestations publiques, qui fixe les formalités et les procédures, il faut les respecter et à ce moment les droits de l'homme sont garantis. Nous n'interdisons pas les manifestations”,  avait déclaré  vendredi  Christian Trimua, le ministre togolais des droits de l'homme sur RFI.

Et pourtant au lendemain de la proclamation des résultats de l'élection présidentielle, les sympathisants de Faure Gnassingbé avaient organisé des manifestations partout dans le pays. Certains parmi eux étaient allés jusqu'à la provocation en allant danser devant le domicile de Monseigneur Kpodzro.

Une politique de deux poids, deux mesures.

 C’est ainsi que  dans l’après-midi de ce vendredi, alors que le rassemblement pour la marche de prestation était prévu à 14 h au Collège St Joseph, les forces de sécurité  sont venues sur les lieux.  Plusieurs manifestants ont été arrêtés, certains ont été bastonnés et blessés par ces  policiers et des gendarmes qui n’avaient pitié pour  personne. Les sœurs de l’Eglise catholique n’étaient pas non plus épargnées. Les lieux sacrés de la paroisse St Joseph ont violés par ces forces de désordre.

 Emefa Amazone