Le Coronavirus qui sévit dans le monde n’épargne pas le Togo. Ce petit pays d’Afrique de l’Ouest a enregistré  à la date de ce 28 Mars 2020, 28 cas avec malheureusement un décès.

A cause de la propagation exponentielle de ce virus, le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam s’inquiète pour les prisonniers togolais en général et ceux issus de ses rangs en particulier. Hier vendredi, ce parti a demandé aux autorités togolaises de respecter les directives de l'ONU en libérant ses « militants » et autres « détenus politiques ». C’est ce qui ressort du communiqué signé par le Secrétaire général du parti, Dr Kossi Sama, le PNP a d'abord rappelé la nécessité de respecter les mesures barrières pour éviter la contamination au coronavirus.

Evoquant la question des prisonniers, cette formation politique de Tikpi Atchadam affirme que la surpopulation carcérale au Togo est un fait connu de tous.

« Ce sont les conditions de détention déshumanisantes dans les prisons du Togo qui ont déterminé les instances internationales à demander au gouvernement togolais de fermer la prison civile de Lomé. Mais le gouvernement ne s'est pas exécuté », a affirmé  Dr Sama. 

Le Secrétaire général du PNP dénonce une banalisation extrême de la vie humaine, pourtant sacrée, par les autorités togolaises. De ce fait, le parti exige la libération de ses « militants et autres détenus politiques incarcérés arbitrairement ».

« Dans l'intérêt de la santé publique, le PNP, tout en encourageant les populations au respect des mesures préventives exige la libération immédiate et sans condition de ses militants arbitrairement incarcéré, la libération de tous les détenus politiques ainsi que les détenus prévenus ou condamnés pour des infractions mineures…» lit-on dans le communiqué.

A ce sujet toujours, le PNP exhorte la communauté internationale à prendre la pleine mesure de la situation au Togo et à intervenir auprès des autorités judiciaires dans le sens de la libération des détenus pour « arrêter la propagation de la pandémie comme le font plusieurs Etats ».

 Signalons qu’au  Ghana, pays situé à l’Ouest du Togo, le président Nana Akuffo-Adoh a libéré 808 prisonniers afin d’éviter la contagion.

Catherin  NÜGLER