Suite à la dernière rencontre des partis politiques dans le cadre des discussions dont l’objectif est de préparer les élections régionales, la Dynamique Monseigneur Kpodzro (DMK) a donné les raisons de son absence à cette Concertation Nationale organisée par le Ministre Payadowa  Boukpessi, au cours d’une conférence de presse à Lomé  ce 4 février 2020.

Dans sa déclaration liminaire, après avoir constaté que toutes les indications sont au rouge, a rappelé les violations des droits humains dont le pouvoir fait sa machine de répression et de terreur. En effet, la DMK a fait allusion aux arrestations tous azimuts dans ses rangs, dans le monde syndical et la suspension abusive des journaux, sans oublier les dossiers économiques dans le cadre de pétrolegate.

Malgré toute violence d’Etat, la tentative d’élimination physique d’Agbéyomé Kodjo, les acharnements judiciaires dont ses membres sont victimes, la DMK ne compte pas arrêter son combat pour la vérité des urnes. Devant cette situation délétère consécutive à l’élection présidentielle du 22 février 2020, la DMK pense qu’on ne peut fermer rapidement ce dossier du contentieux post-électoral sans l’avoir vidé pour l’organisation des élections régionales.

Dans leur déclaration liminaire, les responsables de la DMK soutiennent que la lutte qu’ils mènent a eu un écho favorable à l’étranger. Le combat diplomatique porte des fruits avec l’intervention du député français Nadot Sébastien, membre de la commission des Affaires Etrangères et grand défenseur des principes démocratiques. Ce dernier a haussé sa voix en faveur de la victoire du candidat de la DMK. «Ceux qui pensent qu’il est temps de passer en perte et profit ce coup d’Etat électoral ne sont pas des démocrates mais plutôt des défenseurs des intérêts partisans», affirme-t-on dans cette déclaration.

Les journalistes, au cours de la conférence de presse,  ont eu droit aux questions-réponses.  A la question concernant la démobilisation du peuple, Mme Adjamagbo-Johnson pense que c’est une manœuvre de tentative d’entretenir une sorte de division au sein des partis d’opposition. Pour elle, ces partisans de division le font à dessein. « Nous n’avons qu’un seul adversaire », ajoute-t-elle avant de conclure que ce sont des Togolais qui se délivreront eux- mêmes parce qu’ils ont pris conscience de la situation.

Concernant le rapport avec le Comité d’action pour le renouveau (CAR) qui a suspendu sa participation aux discussions en cours dans le cadre de la préparation des élections régionales, la DMK dit qu’elle entretient de bon rapport avec tous les partis.

Pour conclure, la présidente de la DMK rassure le peuple en disant qu’« il faut déconstruire ce système et reconstruire le Togo que nous voulons ».

Pour rappel, la DMK, selon Mme Adjamagbo-Johnson, demeure la principale force politique d’opposition au Togo.

 

Anges ADJANOR