Congo Hold-up. C’est le nom d’une nouvelle enquête collaborative explosive qui documente d’importants détournements de fonds publics en République démocratique du Congo. Parmi  les principaux responsables présumés figurent l’ancien président Joseph Kabila et son premier cercle. Fruit du travail de 19 médias partenaires associés au consortium européen EIC et de cinq ONG spécialisées, elle est basée sur l’analyse de millions de documents bancaires et transactions qui ont fuité d’une banque africaine : la BGFI.

Parmi les principaux responsables présumés de ces détournements, des membres de la famille de Joseph Kabila (2001-2013) et certains de ses associés les plus proches. Au moins 138 millions de dollars vidés des caisses de l’État. C’est l’équivalent de 250 000 années de salaire moyen en RDC.

On découvre également que plus de 100 millions de dollars supplémentaires ont été crédités sur les comptes des membres du premier cercle de l’ancien chef d’État sans que l’origine de ces fonds ait pu être déterminée. Trente-trois millions de dollars ont été déposés en liquide, et 72 millions proviennent du compte de la BGFI à la Banque centrale du Congo (BCC).

Forte de 3,5 millions de documents bancaires et davantage encore de transactions, l’enquête Congo Hold-up se nourrit de ce qui est, à ce jour, la plus importante fuite en provenance du continent africain. Elle révèle comment une banque commerciale, la BGFI, a été utilisée pour piller des fonds publics et des ressources naturelles de la République démocratique du Congo (RDC).

Elle révèle, pour la première fois, les noms de ceux qui auraient participé de façon massive à ce détournement des richesses d’un pays parmi les pauvres au monde. En RDC, aujourd’hui, plus de 70% de la population vit avec moins de deux dollars par jour.