Le chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé,  a achevé le 18 novembre 2021, une visite de travail de 48 heures auprès de son homologue Denis Sassou Nguesso, à Oyo en République du Congo.

Les échanges ont porté sur la situation politique et sécuritaire sur le continent ainsi que les questions internationales d’intérêt commun et celles relatives à la crise sanitaire liée au coronavirus.

Selon les sources officielles, le chef de l’Etat a salué l’engagement du Président congolais  dans la recherche de solutions aux conflits dans différents pays africains, en tant que Président du Comité de haut niveau du groupe de contact de l’Union africaine sur la Libye, et Président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Les deux dirigeants se sont par ailleurs félicités des délibérations encourageantes issues de la Conférence internationale sur la Libye tenue le 12 novembre dernier à Paris en France.

Sur la plan sécuritaire, Faure Gnassingbé et Denis Sassou Nguesso ont exprimé leurs profondes préoccupations relatives à la présence persistante des groupes armés en Libye et les conséquences sur les pays voisins, notamment le Tchad et au Sahel. Ils ont à cet effet appelé toutes les parties libyennes à privilégier l’intérêt de leur pays en œuvrant résolument et continuellement pour l’unité, la paix et la réconciliation nationale.

Les deux chefs d’Etat ont fermement condamné les attaques terroristes contre les pays du G5 Sahel et le double attentat perpétré par les groupes terroristes le 16 novembre 2021 à Kampala en Ouganda.

Au plan sanitaire avec la pandémie à la Covid-19, les Présidents Faure Essozimna Gnassingbé et Denis Sassou Nguesso ont exprimé leurs inquiétudes eues égard aux vagues successives de cette pandémie et leurs impacts sur le continent africain. Ils ont souligné surtout l’urgente nécessité d’un accès plus équitable de tous les pays aux vaccins, dans des conditions de répartition justes.

Abordant les questions liées à l’environnement, les deux chefs d’Etat ont regretté que la 26ème Conférence des parties sur le climat (COP26) tenue à Glasgow n’ait pas pu répondre aux attentes des pays en développement en général, et ceux d’Afrique en particulier. A cet égard, ils ont appelé à l’établissement d’une réelle communauté d’actions pour limiter les effets néfastes des changements climatiques.

Le Togo et la République du Congo entretiennent d’excellentes relations d’amitié et de coopération. Les deux chefs d’État se sont engagés à les redynamiser dans l’intérêt mutuel de leurs pays respectifs.