Le  Centre  Autonome d’Etudes  et de Renforcement des  Capacités pour le Développement au Togo (CADERDT), dans son rôle d’accompagnement des projets  de développement est en réflexion sur « l’Intermédiation Financière au Togo ». Pour preuve, elle a initié  un  colloque  ce 28 août 2018. Les participants auront à échanger sur les mécanismes visant à optimiser la mobilisation de l’épargne en faveur du développement du Togo. « Ce séminaire vise à  doter les participants de connaissances nécessaires afin de pouvoir budgétiser convenablement les projets d’investissements publics issus des régions. Nous sommes partis du constat selon lequel la destination de l’investissement,  ce sont les régions. Il faudrait que les cadres en charge de la planification,  de la budgétisation soient suffisamment outillés», a déclaré Junien Nzé-Biyogué, économiste au CADERDT.  La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans les missions du CADERDT. Celle d’accompagner le gouvernement dans la conception et la mise en œuvre des politiques de développement. Cette  mission ne peut s’accomplir sans inclure le secteur financier et bancaire.

Dans la mise en œuvre de sa politique de développement, le Togo s’est doté d’un Plan National Développement  PND pour la  période 2018-2022. Ce plan vise à assurer la transformation structurelle et la croissance économique,  sources de nouveaux  emplois. La mise en œuvre de ce plan reste confrontée à la mobilisation des ressources financières. En effet, bien qu’elle est en progression, la part du crédit dans l’économie togolaise est faible sur la période allant de 2016 à 2017. De 31,4% en 2016,  elle a évolué de 4,3 points pour atteindre 35,7% en 2017. Cette faible progression des taux de crédit démontre que le secteur financier souffre de dysfonctionnements  au niveau communautaire.

Ayant compris les difficultés dont fait face le secteur financier; parlant de la faiblesse du taux de crédit, l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) a pris des dispositions visant à favoriser  l’intermédiation financière. Du coup, l’Union a inscrit l’accroissement de la mobilisation de l’épargne intérieure comme étant le premier point du plan d’action. Sur cette lancée, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a baissé son taux de  0,5% de son taux directeur.

 

Désiré Agbémégno