La nécessité de la bonne gouvernance exige des gouvernants et des citoyens la lutte féroce contre la corruption. L’impulsion du Chef de l’Etat à cette lutte a conduit à la ratification des conventions et des traités en matière de la corruption. C’est dans cette dynamique que la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) sous l’égide du Premier ministre lance la campagne nationale de sensibilisation contre la corruption.

Placée sous le thème: « Participation citoyenne à la lutte contre la corruption et les infractions assimilées », cette solennité a vu la présence du Premier Ministre, représentant le Président de la République.

Dans son discours de lancement, le premier ministre Sélom Klassou, après avoir indiqué que la corruption a un effet néfaste sur le développement, enfreint la croissance économique, réduit le volume des recettes fiscales, a salué la présence des participants dont la détermination et l’intérêt sont partagés pour la lutte contre la corruption. Pour lui, la corruption achète l’impunité, étouffe la concurrence et encourage les conflits. Il a rappelé que le président Faure Gnassingbé a déjà reconnu le mal en déclarant en 2016 que la lutte contre la corruption doit être menée avec méthodes. C’est ainsi que des mesures sont prises pour l’éradiquer à savoir la création de la Cour des Comptes, la mise en place d’un cadre de marchés publics et pour couronner le tout, le Togo a adhéré à l’ITIE. « La lutte contre la corruption, c’est l’affaire de tous les citoyens», lance t-il avant de rassurer les membres de HAPLUCIA que le gouvernement fera tout pour pérenniser les pratiques vertueuses permettant de renforcer les recettes publiques. Il exhorte enfin les membres de la HAPLUCIA de s’acquitter de leur mission avec efficacité. Pour cela le gouvernement promet de les accompagner.

A l’ouverture de la cérémonie,  le Président de la HAPLUCIA M. Wiyao Essohanam a rappelé l’objectif attendu au cours de cette campagne qui est la conscientisation et la mobilisation des citoyens. Il n’a pas manqué de rappeler également la mission de prévention et de répression de la corruption. « Chacun répondra du vol d’un denier de l’Etat », ajoute t-il avant de remercier les partenaires qui soutiennent son institution dans cette lutte. Par ailleurs, le représentant de « Transparency International », M. Fabrice EBEH,  après avoir  estimé la sortie des flux financiers illicites d’Afrique entre  36 à 69 Milliards de dollars et 1000 milliards de dollars de pot-de-vin versés,  a déclaré que « ce qui manque c’est l’application des sanctions pour décourager les candidats ».   

Il faut noter que tour à tour les représentants du PNUD, M. Mama Damien et Bruno Hansen représentant Madame la représentante de l’UE se sont aussi succédés  au podium pour se prononcer sur le fléau.

Rappelons aussi que la campagne lancée ce jour sera étendue sur Lomé et les autres préfectures au cours des ateliers. Cette campagne a  un coût de 50 millions de francs CFA.