Les acteurs nationaux du Projet de soutien à la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation de  la forêt (REDD+) se sont retrouvés à Lomé pour un atelier d'analyse des impacts environnementaux. Il est question de l'Evaluation Environnementale Sociale et Stratégique (EESS) que permettra d'intégrer les considérations environnementales et sociales dans le processus de préparation à REDD+. Dans ses propos, le formateur,  Christian Couette s’exprimait en ces termes: "Le but de la rencontre, c'est d'approfondir l'ensemble des éléments que ce soit l'impact sur l'environnement, le sol et le milieu humain. Il doit y avoir des différents effets sociaux à considérer dans la mise en œuvre des différentes actions à la base". La première version de cette stratégie va permettre l'élaboration de différentes options qui feront l'objet d'une évaluation des impacts potentiels sur l'environnement biophysique et humains à travers des ateliers dans chaque région du territoire national.

L'EESS est un processus d'évaluation d'une stratégie, d'un programme ou d'un projet couvrant plusieurs secteurs de développement. L'évaluation environnementale et sociale stratégique vise à identifier et apprécier les changements négatifs ou positifs que la réalisation d'un programme ou d'un plan de développement risque de causer à l'environnement et aux tissus socioéconomiques. Elle contribue à proposer des mesures d'atténuations des impacts positifs induits grâce à une approche stratégique. Dans c'est propos, le Coordonnateur National REDD+, Assi Hèmou expliquait: "Nous avons comme objectif primordial d'élaborer une stratégie nationales REDD+ cohérente et acceptée par tous. Cette stratégie nationale REDD+ doit se baser sur des données qualitatives et quantitatives fiables. Cela fait l'objet de plusieurs études analytiques que nous avons conduites sur toute  l'étendue du territoire national. Bien avant, nous avons aussi informé et sensibilisé les acteurs pour un engagement formel dans le cas de ce processus qui se veut inclusif et participatif. Le fruit de ces différentes activités a   donné lieu à la rédaction de la première version de la stratégie nationale REDD+ qui a dégagé des actions stratégiques pour notre pays. Cette  option  stratégique doit nous permettre de nous développer et particulièrement de reforester notre pays afin d'améliorer son taux de couverture forestière. C'est dans ce cadre que cette première version de la stratégie a  été élaborée et a retenu un certain nombre d'options qui doivent faire l'objet d'évaluation environnementale et sociale”. Les différents ateliers ont pour objectif global d’analyser les impacts potentiels des différentes options stratégiques contenues dans la version 1 de la Stratégie National, notamment évaluer les impacts positifs et négatifs des options stratégiques REDD+ de la version 1 sur l’environnement biophysique et humain; recueillir les appréciations des parties prenantes par rapport aux impacts négatifs, positifs, risques, préoccupations en lien avec chaque option stratégique ; affiner ou  améliorer ces options stratégiques en fonction des enjeux  environnementaux et sociaux associés aux tendances actuelles d'utilisation des terres et de la gestion forestière pour aboutir à des résultats comme l'évaluation des impacts  positifs et négatifs des options stratégiques REDD+ sur l’environnement biophysique et humain. “Qu'est ce qu'il faut faire avec cette évaluation sociale et stratégique? C'est de voir si ces différentes options proposées pour notre pays doivent donner des impacts positifs qu'on pourrait dupliquer et étendre sur le plan national ou des impacts négatifs auxquels on doit prendre des mesures pour corriger", a poursuivi le coordonnateur national.

 

Désiré Agbémégno