La deuxième réunion technique des Comités Nationaux de Politiques Économiques (CNPE) est ouverte ce 24 octobre 2018 à Lomé. Pour la rencontre de ces jours, les participants vont tabler sur la mise en œuvre des recommandations de l'étude sur le renforcement du dispositif de la Surveillance Multilatérale. L'objectif est de permettre aux CNPE de se réunir constamment et réfléchir sur les questions  se rapportant aux réalités qui affectent l'environnement économique de l'Union.

Le suivi des économies qu'effectuent les comités nationaux de politiques économique et la Commission de l'UEMOA dans le cadre de la surveillance multilatérale vise la réalisation de la convergence macroéconomique de l'Union et exige la prise en charge des contraintes de l'environnement économique et des réformes de l'Union. Le Représentant résident de l'UEMOA au Togo Assoukou Raymond Krikpeu a expliqué que: " la Commission a élaboré une série de réformes dans le cadre de cette mission; dans tous les domaines prescrits par son traité fondateur et en particulier dans le domaine de la gestion économique des finances budgétaires. Dans ce domaine en particulier, le but,  c'est d'arriver à une convergence des économies de la zone. C'est à la fois un processus et un objectif. Nous avons besoin que tout le monde aille à la même barque, que nous ayons la même démarche."

Après la recommandations issues de l'étude réalisée en 2010 sur la masse salariale par le cabinet "connaissance et développement"  et de celle formulée par les CNPE lors de la réunion d'Abidjan, du 25 au 27 octobre 2017 sur le thème : "l'harmonisation du contenu des recettes fiscales dans les statistiques de finances publiques des États membres de l'Union", il est constaté que l'exercice de la surveillance multilatérale continue de connaître des difficultés liées au fait que le contenu de certains agrégats diffère d'un État à un autre. Il s'agit des agrégats "masse salariale" et  "recettes fiscales"  qui interviennent dans le calcul de plusieurs critères de convergence. Par rapport à ce sujet, le Conseil de Ministres du 29 juin 2018 a demandé à la commission de faire des propositions d'harmonisation du traitement des agrégats au niveau de l'Union. Ce qui explique le thème de cette rencontre de Lomé: " Harmonisation du champ et du contenu de la masse salariale et des recettes fiscales". Dans ce sens le Représentant Résident poursuit: "... il faut s'assurer à ce que les États aient la même compréhension des éléments, les appliquent de la même façon. Et quand vous prenez par exemple le critère relatif au ratio de la masse salariale sur les recettes fiscales qui doit être de 35%, vous voyez que là je conjugue d'une part la masse salariale et d'autre part les recettes fiscales. Il faut s'assurer que tous les États intègrent dans la masse salariale les mêmes éléments. C'est cela qui peut permettre de faire une comparaison dans le temps et dans l'espace".

Il est donc important d'harmoniser le champ et le contenu des deux agrégats afin d'assurer la fiabilité des données et leurs compatibilités. La disparité constatée d'une année à une autre, au  niveau des traitements de certains États et entre les États ne favorisent pas la maîtrise de l'évolution des agrégats et l'égalité dans la comparaison des résultats.

 

Désiré Agbémégno