Les opérateurs économiques togolais ont démarré le 29 Janvier dernier un atelier de formation pour prendre connaissance des textes régissant le commerce international et leur applicabilité surtout dans la zone CEDEAO. Étalé sur quatre jours, l'atelier est subdivisé en deux sessions de deux jours chacune. La première session couvre le 29 au 30 janvier et la seconde session quant à elle couvre la période du 31 janvier au 1er février 2019. Organisée par la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC) et la CEDEAO, cette formation a pour but d'aider les entreprises à comprendre les conditions, les avantages potentiels et l'utilisation pratique de chacune des mesures techniques de l'Accord sur la Facilitation des Échanges (AFE) et de les doter des moyens nécessaires pour contribuer à la conception, à la mise en œuvre et au suivi des réformes assurant la facilitation des échanges. « Cet accord va permettre de booster et de sauter les verrous de tout ce qui constitue le goulot d’étranglement pour la facilitation des échanges le long du corridor», a laissé entendre le Premier Vice-Président de la Chambre du Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT), Remy MOEVI.
Ce module de formation se compose de quatre sessions à savoir: l’évaluation des coûts du commerce, la transparence et l’équité, plus rapide, plus simple et moins cher et le rôle de chaque protagoniste. A ce sujet, le Directeur-Assistance à la CCIT disait : « Nous aurons entretenir les opérateurs économiques sur quatre modules : le premier est relatif aux inefficacités aux frontières et après cela, nous parlerons de la transparence et de l’équité des mesures qui doivent pouvoir permettre de resoudre les difficultés aux frontières, après cela, nous aurons un troisième module qui va nous parler de comment faire pour que tout aille vite et simplement. En quatrième module, ce sera l’occasion de leur donner l’opportunité de savoir exactement comment procéder pour utiliser leurs forces afin de contribuer à la mise en œuvre réelle de l’accord et de pouvoir profiter de ses bienfaits. »
La formation de ce jour fait suite à l'adoption de l'Accord sur la Facilitation des Échanges (AFE) adopté à Bali en Indonésie en 2013 et mise en œuvre en 2017. Cet accord comporte des avantages pour les opérateurs économiques et pour le Togo. En effet, les estimations montrent que la mise en œuvre intégrale de l’AFE pourrait réduire les coûts du commerce d’environ 14 % en moyenne, et accroître le commerce mondial de 1 000 milliards de dollars US par an, les pays les plus pauvres en étant les plus gros bénéficiaires.
Il existe beaucoup d’obstacles à surmonter dans la pratique du commerce, surtout sur le plan international. Les lenteurs, la complexité des formalités administratives et douanières entravent le passage des marchandises à travers les frontières pour les commerçants et causent des retards et des surcoûts des transactions. La facilitation des échanges, c’est-à-dire la simplification, la modernisation et l’harmonisation des processus d’exportation et d’importation, est donc devenue une question fondamentale pour le système commercial mondial.
Il sied de savoir que la Chambre de Commerce et d’Industrie du Togo (CCIT) est un établissement public. Véritable interface entre le monde des affaires et les pouvoirs publics, elle a une mission consultative et représentative. Elle assure également des missions de conseil, d’appui, d’information, de formation et de gestion de services industriels et commerciaux. Sur le plan national, elle est un organe d’accueil, d’information et d’assistance des opérateurs économiques, de conseil sur toutes les questions relatives à l’environnement des entreprises, de formation, de création et gestion des infrastructures et ou des équipements collectifs entre autres des gares routières, aéroports, magasins … .
Sur le plan international, la CCIT est un organe de promotion et de coopération entre les entreprises togolaises et le reste du monde.

Désiré Agbémégno