Il nous souvient que dans les nuits du 10 et 12 janvier 2013, des incendies ont ravagé les grands marchés de Kara et de Lomé. Suite à ces incendies, des interpellations et des arrestations ont été déclenchées contre les militants et des leaders de l’opposition et de la société civile réunis dans le temps  dans le Collectif Sauvons le Togo (CST). L’enquêteur NAVARO, pardon le ministre Yark (en photo) nous avait même rapporté que certains des pyromanes ont disparu depuis le cimetière de Bè Kamalodo pour se retrouver dans le marché. 6 ans après ce drame tous les détenus  sont relâchés sans aucun procès. Que sont-ils devenus? Le Mouvement Martin Luther est allé à leur rencontre.

Selon le MMLK, ces ex-détenus vivent dans une situation de précarité. « Nous n’avons pas pu retenir les larmes entremêlées à la fois aux  vives émotions, de tristesse et d’angoisse. Pour cause, leurs conditions de vie presque sans soutien financier ni moral, l’état de dégradation avancée de leur santé sans les soins médicaux trainant des pathologies diverses. Il n’en demeure pas moins de la dislocation de leurs familles, la déconfiture de leurs affaires, la nullité de leur statut social et la détérioration de leur existence humaine»,  rapporte le MMLK.

Pour le Mouvement dirigé par le Pasteur Edoh Komi, ces ex-détenus  embastillés pour leurs convictions et affinités politiques traversent  des situations déplorables, dégoutantes et préoccupantes.

Le MMLK  pense qu’il est regrettable  qu’après leur libération,  ces compatriotes errent dans la nature sans regard conscient de l’Etat sur ses erreurs administratives.

Le MMLK affirme qu’il est déplorable que de tels combattants pour la liberté soient livrés à l’abandon et à l’oubliette alors que la lutte tient encore à un fil déconcertant et détourné. »

« Qui sont alors les vrais responsables des incendies des grands marchés  de Lomé et de Kara  après la libération des ex-détenus»,  se demande le MMLK.

Eyram  Akakpo