La ville du Caire, la capitale égyptienne, s’est dotée d’un deuxième aéroport international. Sphinx International Airport,  littéralement traduit «aéroport international du Sphinx » est son nom. Le 25e aéroport pour ce pays. Construit à l’ouest de cette ville, à 45 km des pyramides de Guizeh, sur la route Le Caire-Alexandrie, son fonctionnement expérimental a été lancé  le 26 Janvier dernier par le ministre égyptien de l’Aviation civile, Younès Al-Masry,  en présence de plusieurs personnalités.

 L'aéroport international de Charm el-Cheikh a accueilli, samedi, le 1er vol en provenance de l'aéroport international de Sphinx, et ce en coïncidence avec le démarrage des vols domestiques depuis l’aéroport de Sphinx, organisés par la compagnie aérienne EgyptAir.

Les ministres de l'Aviation civile et du Tourisme, respectivement Younes El-Masry et Rania al-Machatte, ont assisté, samedi, au lancement du 1er vol depuis l’aéroport international de Sphinx.

La compagnie aérienne EgyptAir Express devrait organiser 30 vols domestiques depuis l’aéroport de Sphinx vers les aéroports de Charm El-Cheikh, de Hurghada, de Louxor et d'Assouan durant la période allant du 25 janvier au 9 février.

Le nouvel aéroport international du Sphinx est  le deuxième aéroport international du Caire. Situé à l’ouest de la capitale, il permettra de promouvoir le tourisme culturel sur le Plateau des pyramides, à Saqqara et au Grand Musée égyptien (GEM).

Le ministre a indiqué, lors d’une conférence de presse, que ce projet s’aligne sur les objectifs stratégiques de la vision de l’Egypte 2030, dans le but de concrétiser le plan de l’Etat pour le développement économique durable. Il a souligné que le nouvel aéroport a été construit pour réduire la pression sur l’aéroport international du Caire et pour booster le mouvement touristique. Equipé pour l’atterrissage des grands avions, le nouvel aéroport du Sphinx est aussi muni d’équipements modernes qui assurent aux voyageurs autant de confort que de sécurité.

Selon Magdi Sélim, ancien vice-ministre du Tourisme, cet aéroport, construit à l’ouest de la capitale, a pour objectif de promouvoir le tourisme et les investissements étrangers en Egypte.  En fait, il va contribuer à faciliter l’arrivée des touristes sur les sites touristiques et les monuments de cette région tels que le Plateau des pyramides, le sphinx, Saqqara et le Grand Musée égyptien (GEM. « Tout le monde connaît les difficultés de la circulation au Caire et les embouteillages, même hors des heures de pointe. Il est très difficile d’arriver au Plateau des pyramides, non seulement à partir de l’aéroport international du Caire, situé à l’est du Caire, mais aussi du centre-ville, où se trouve un grand nombre d’hôtels », explique Sélim, ajoutant qu’une partie des avions qui atterrissent à l’aéroport international du Caire devront être orientés vers le nouvel aéroport. Cela va entraîner le déplacement d’une partie des activités économiques vers l’autre bout de la capitale et donc aider les hôtels situés dans cette région, qui souffrent d’une faible fréquentation. L’aéroport du Sphinx va également décharger l’aéroport international du Caire, qui accueille plus de 16 millions de passagers par an et grouille de voyageurs pendant la haute saison.

 Pour sa part, Sélim Abdel-Gayed, tour-opérateur, estime que ce nouvel aéroport ne rendra pas seulement service aux régions des alentours. « Cet aéroport a une grande importance pour le tourisme. Tout le secteur en bénéficiera, puisqu’on pourra programmer pour la première fois des vols charters au Caire. Cela augmentera sans doute les arrivées touristiques en Egypte, surtout pour les touristes amateurs de la civilisation égyptienne », se réjouit-il, ajoutant que des visites d’une seule journée pourront être programmées au Plateau des pyramides et au GEM pour ceux qui choisissent de passer leur séjour à Charm Al-Cheikh, à Hurghada ou à Marsa Alam. Il donne l’exemple des touristes qui se rendent à Hurghada et à Marsa Alam et vont pour une journée à Louxor pour y contempler les joyaux historiques. «Les touristes pourront ainsi joindre le balnéaire au culturel et voir les pyramides, emblème de la civilisation égyptienne, le tout en un seul programme », précise Abdel- Gayed. Quant à Elhami Al- Zayat, expert en tourisme, il estime qu’il devrait y avoir, au nouvel aéroport du Sphinx, une base secondaire pour la compagnie aérienne nationale EgyptAir, afin d’avoir des vols réguliers internes et internationaux. « Ces lignes seraient très efficaces et pourraient servir le tourisme interne et les hommes d’affaires égyptiens », indique-t-il. Il ajoute que le ministère de l’Aviation doit, à son avis, accorder des facilités et des prix réduits aux compagnies charter et low cost, afin d’encourager l’atterrissage de celles-ci à cet aéroport. « C’est ce qui se passe à l’aéroport de Beauvais en France ou à celui de Lutton en Angleterre, qui sont plus loin du centre que les aéroports principaux, mais toujours dans les périphéries des capitales. Ils offrent des prix réduits aux compagnies d’aviation charter et low cost afin qu’elles y atterrissent », explique Al-Zayat. Etant en service, le nouvel aéroport du Sphinx pourra recevoir 300 passagers par heure. Doté d’une piste de 3 650 m de long, l’aéroport, qui a été construit sur le site d’une ancienne base militaire, a coûté près de 300 millions de livres égyptiens, soit près de 17 millions de dollars.  

Il sied de rappeler que  la plateforme de l'aéroport de Sphinx est le 25e  du genre pour  ce  géant pays maghrébin qu’est l’Egypte.