L’Alliance Nationale des Consommateurs et de l’Environnement (ANCE) en conférence de presse ce 14 mars à son siège à Lomé, veut marquer les prochaines réunions sur les polluants organiques persistants (POP), qui se tiendront le 18 mars prochain à Nairobi et en Mai à Genève. Un plaidoyer a été lancé au cours de cette conférence de presse pour la définition plus stricte des niveaux de contenu faible en POP.

Des discussions sont en cours depuis plusieurs années sur la définition de valeurs limites pour la définition des déchets de polluants organiques persistants à savoir des déchets contenant des concentrations dangereuses de POP. Ces déchets ne peuvent être ni recyclés ni mis en décharge, mais devrait être détruits d’une manière respectueuse de l’environnement.

« Les polluants organiques persistants sont des problèmes qui nous concernent et concernent les générations à venir » estime Mme Broohm, représentant le ministre de l’environnement.

Les niveaux qui définissent les déchets en tant que ″déchet POP″ sont appelés « faible niveau de contenu en POP ».

Les faibles limites imposées aux POP ont de nombreuses conséquences graves. Elles permettent d’exporter davantage de déchets dangereux vers l’Afrique et d’autres pays en développement.

Au niveau de l’ANCE, on estime qu’il est important de mobiliser les délégués et points focaux de différentes fondations aux prochaines conventions de Nairobi et de Genève à soutenir la position d’IPEN qui stipule qu’il faut adopter les faibles teneurs de POP dans les déchets.

Pour Monsieur Fabrice Ebeh, directeur exécutif de l’ANCE-Togo, il faut savoir que les industriels occidentaux ont des lobbies très puissants. Mais, techniquement les POPs sont produits volontairement et involontairement et à ce titre il en aura toujours des POPs d’où le choix de les réguler en fixant des faibles teneurs moins dangereuses pour la santé.

Eyram Akakpo