Le boulevard du Haho est l’une des routes les plus pratiquées de la capitale togolaise. Les embouteillages sur cette voie sont en partie dus  au marché de Hédzranawoé  qui se trouve au bord de ce boulevard. Chaque jour,  des milliers de commerçants nationaux et étrangers  y font leurs activités,  ce qui engendre un embouteillage énorme aux heures de pointe sur ce boulevard, surtout en face du marché. A côté des engins qui pratiquent cette voie, se trouve des chariots de manutention  communément  appelés « pousse-pousse ». Ces conducteurs de pousse-pousse sans aucune notion du code de la route causent du désordre et d’accident sur ce boulevard,  surtout dans les environs du marché.

Il est très difficile de rouler  en toute aisance à moto ou en voiture aux heures de pointe sur le boulevard du Haho. Les intercessions  par lesquelles les engins font leur entrée et leur sortie du marché aux heures de pointe sont sérieusement perturbées  par les conducteurs de pousse-pousse qui chargent les marchandises des commerçants des magasins vers le marché et vice-versa. Ces conducteurs de pousse-pousse, méconnaissant  le  code de la route,  traversent cette voie comme des voitures prioritaires et causent d’énormes accidents.

« Le problème se situe souvent à trois carrefours sur le boulevard, plus précisément le carrefour  qui fait face au marché : celui qui est entre la banque populaire et l’Ecobank, celui en face de Bia-Togo, et l’autre en face de la station d’essence T-Oil. Aux heures de pointe, matin comme soir, ils sont toujours pressés (conducteurs de pousse-pousse) et veulent faire plusieurs allers et retours. Souvent, ils rentrent en collision avec les motocyclistes  ou les voitures. Et après les accidents,  ils laissent leur pousse-pousse et prennent la fuite.  Tu es donc obligé de réparer toi-même ton engin malgré que tu as raison.» Nous raconte  Bertrand, un conducteur de taxi rencontré dans le marché de Hédzranawoé.

Les conducteurs de pousse-pousse sont conscients des troubles qu’ils sèment dans la circulation sur ce boulevard mais expliquent leur attitude par le fait qu’il y a d’autres clients à servir. « Dès fois, si tu veux attendre que la voie soit libérée avant que tu ne traverses, tu pourras passer  10 à 20 min à attendre alors qu’il y a d’autres clients qui vous attendent. Tu es obligé de forcer le passage et parfois ça tourne mal», affirme Dossissa, conducteur de pousse-pousse au marché de ce marché.

Pour  Ali, un autre  conducteur de pousse-pousse, il faut travailler beaucoup pour gagner beaucoup. « Notre travail se fait uniquement aux heures de pointe, je dois  transporter les marchandises d’au moins dix clients le matin et dix le soir pour pouvoir gagner assez. Mais si je veux faire avec l’embouteillage je n’aurais même pas trois clients» a-t-il laissé entendre.

Face à cette situation, rien ne se fait par les autorités du transport routier. Les usagers de ce boulevard  sont laissés à leur sort, d’autant qu’il n’y a aucun agent à ces trois carrefours faisant face au marché pour réguler la circulation. Même pas de feu tricolore. Il urge que les autorités compétentes trouvent une solution à ce  carrefour  pour que la circulation soit fluide pour les conducteurs d’engins et de pousse-pousse et surtout pour réduire les accidents.

                       

Eyram  AKAKPO